Tensions accrues entre Syrie et Turquie | International | DW | 05.02.2020
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

International

Tensions accrues entre Syrie et Turquie

Les combats s'intensifient dans la province d'Idleb. La situation humanitaire se dégrade pour déplacés et réfugiés.

Les combats sont toujours intenses dans la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Les forces de Bachar al-Assad continuent leur progression face aux rebelles et aux djihadistes. L'opération, soutenue par la Russie, a toutefois exacerbé les tensions avec la Turquie. Et la situation humanitaire des habitants et déplacés se détériore de jour en jour. 

Bombardements et tirs incessants

Les bombardements et les tirs d'artillerie se sont intensifiés à la mi-décembre dans la région d'Idleb. L'opération militaire est menée actuellement, en parallèle, dans plusieurs dizaines de localités du sud de la province.

Le régime syrien veut gagner cette bataille qui pourrait lui permettre de remporter la guerre contre les mouvements djihadistes et les rébellions qui lui sont hostiles.

Syrien Militärfahrzeuge der Türkei

Véhicules de l'armée turque, le 2 février, dans la province d'Idleb

Mais le président turc, Recep Tayyip Erdogan, met en garde l'armée syrienne contre tout nouveau raid qui frapperait ses troupes ou ses alliés rebelles syriens.

Il réclame ainsi de se tenir éloignées des postes d'observation turcs et prévient que la Turquie répliquera "sans sommation à toute nouvelle attaque au sol ou aérienne, sans chercher à savoir d'où elle provient, qu'elle soit dirigée contre notre armée ou les combattants rebelles syriens avec lesquels nous coopérons. Les armées de terre et de l'air turques entendent se mouvoir librement dans la région d'Idleb, quitte, si nécessaire, à lancer une opération militaire."

Et les civils dans tout ça?

Plusieurs ONG de défense des droits de l'homme et les Nations unies s'inquiètent des victimes civiles et appellent à la fin des hostilités.

Les combats ont jeté sur les routes des milliers de réfugiés. C'est le cas de Mokhlis qui a dû plusieurs fois plier bagage depuis sa ville de Maarat al-Numan, en direction du nord, au gré des combats qui se rapprochaient. Il raconte qu'il a dû laisser ses cinq enfants "en sécurité dans une ferme". Puis il a fui "avec tout ce qu'[il] avait". Et l'homme reconnaît : "Je ne sais pas où on va pouvoir aller."

Jenifer Fenton, porte-parole de l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, en appelle au respect du droit humanitaire international :

"Les opérations militaires de toutes les parties engagées incluent des actions dirigées contre des groupes désignés comme terroristes, mais elles doivent se faire dans le respect du droit humanitaire international qui exige la protection des civils."

Plus d'un million de déplacés

Trois millions de personnes habitaient dans la région d'Idleb mais la moitié environ a fui vers d'autres régions du pays.

Le Bureau des affaires humanitaires de l'Onu attire l'attention sur les coûts de l'aide aux déplacés qui ont besoin d'abris, d'écoles, de soins. Or les tentes mises à dispositions sont à la merci des intempéries.

Les conditions sanitaires sont déplorables et l'OMS craint l'apparition d'épidémies de rougeole, de méningite, de polio et de diarrhées.

 

 

La rédaction vous recommande