La santé de l′opposant Alexeï Navalny alimente la tension entre l′Occident et la Russie | International | DW | 19.04.2021
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

International

La santé de l'opposant Alexeï Navalny alimente la tension entre l'Occident et la Russie

La Russie essaie d’atténuer les inquiétudes des Occidentaux sur la santé de Alexeï Navalny. Celui-ci a entamé une grève de la faim il y a trois semaines.

Alexeï Navalny lors de l'énoncé du verdict à son procès à Moscou (Archives - 02.02.2021)

En décembre 2020, Alexeï Navalny a annoncé avoir identifié les auteurs de son empoisonnement

C'est Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, qui s'est chargé de répondre aux préoccupations sur l'état de santé d'Alexeï Navalny et aux appels qui se multiplient. "La santé des personnes condamnées dans la fédération de Russie ne peut et ne doit être un sujet qui les concerne", a-t-il assené ce lundi (19.04.2021).

Les autorités carcérales ont pourtant ordonné le transfert de l'opposant russe vers une prison-hôpital, tout en jugeant son état "satisfaisant".

Des avertissements à l'endroit du Kremlin

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas s'exprime face à la presse avant une rencontre à Bruxelles (Archives - 22.02.2021)

Heiko Maas a demandé aux autorités russes de fournir un "traitement médical adéquat" à l'opposant Alexeï Navalny

L'annonce de ce transfert à l'hôpital a été saluée par l'Allemagne. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a promis de suivre de près la situation. Il s'est exprimé en marge d'une visioconférence avec ses homologues européens consacrée, justement, à Alexeï Navalny et à la crise dans l'Est de l'Ukraine impliquant aussi Moscou.

Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a évoqué la "responsabilité majeure" du président russe Vladimir Poutine et Washington a mis en garde le Kremlin contre des "conséquences si Navalny mourait".

Grève de la faim

Exigeant la visite de son médecin, Alexeï Navalny, âgé de 44 ans, a entamé en mars une grève de la faim sans "thé sucré, eau salée, jus, vitamines etc. Que de l'eau", d'après un message qu'il a posté sur les réseaux sociaux. Il se plaint de douleurs dans le dos et la perte de sensibilité dans les jambes et les bras.

Sa médecin personnelle, Anastassia Vassilieva a elle aussi noté le risque d'"une fonction rénale altérée et de graves problèmes de rythme cardiaque".

Lire aussi → Russie : plus de deux ans de prison pour Alexeï Navalny

Les partisans de l'opposant et des sources médicales ont affirmé la semaine dernière qu'il était exposé à un risque d'arrêt cardiaque qui pouvait survenir un moment ou l'autre. Des médecins de sa prison ont assuré ce matin qu'il acceptait désormais d'ingérer des vitamines. Les partisans d'Alexeï Navalny craignent que l'administration ne l'alimente de force, ce qui est permis par la loi en Russie.

Mise en garde du pouvoir russe

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une visioconférence en octobre 2020

Vladimir Poutine est accusé d'être directement derrière l'empoisonnement au Novitchok de son opposant Alexeï Navalny

En soutien à Navalny, ses partisans organisent un rassemblement mercredi prochain. "Nous avons décidé de ne pas attendre 500 000 signatures sur notre site. Les choses avancent trop vite et trop mal. Nous ne pouvons plus attendre. Une situation extrême exige des décisions extrêmes. Nous annonçons maintenant un rassemblement", a affirmé dans une vidéo, Ivan Zhdanov, le président de la fondation anti-corruption de Navalny.

Mais le ministère de l'Intérieur a déjà prévenu qu'il ne permettrait aucune "déstabilisation" et qu'il prendrait "toutes les mesures qui s'imposent" pour contrer cette manifestation.

Détenu dans la colonie pénitentiaire de Pokrov, à 100 km de Moscou, Alexeï Navalny purge une peine de deux ans et demi de prison pour d'anciennes accusations de détournement de fonds allégué. Il a été arrêté dès son retour d'Allemagne vers la fin de l'année 2020. Il avait été soigné dans un hôpital de Berlin suite à un empoisonnement au Novitchok, d'après plusieurs rapports d'experts.

Liens