Un champ de guerre appelé la Ghouta orientale | International | DW | 21.02.2018
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International

Un champ de guerre appelé la Ghouta orientale

Dans le nord de la Syrie, des milices pro-gouvernementales tentent de regagner du terrain. Dans la Ghouta orientale, elles auraient été repoussées par l'armée turque, en guerre contre les Kurdes de la milice YPG.

La tension monte donc entre la Turquie et le régime syrien qui annonce de son côté que ses "forces de défense populaires" sont déterminées à défendre la ville d'Afrine et les comabattants kurdes jusqu'au bout. Il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a averti que l'armée turque poursuivrait "les milices kurdes du YPG" qu'Ankara considère comme des "terroristes".  

L'armée turque s'active déjà sur le territoire syrien le long de la frontière. Apparemment encouragé par les récents succès de son intervention militaire contre les Kurdes, le président Recep Tayyip Erdogan n'entend pas s'arrêter là - d'autant qu'il veut marquer des points avant les prochaines échéances électorales dans son pays.

Or les déplacés de la zone n'ont pas fui les Kurdes mais bien les exactions du régime de Damas, désormais allié aux milices que combat la Turquie. "Je pense que dans le cas d'Afrine, c'est tout-à-fait vrai. Parce que la Turquie a décidé d’engager une offensive militaire. Les Kurdes sont évidemment dans une situation très difficile. Même s’ils bénéficient bien sûr du soutien des autres parties kurdes de Syrie", a déclaré à la DW Bente Scheller qui dirige le bureau de la Fondation Heinrich-Böll à Beyrouth. 

La Russie accusée par les Kurdes

Les Kurdes de la zone frontalière accusent le gouvernement russe de permettre l'avancée de l'armée turque. Moscou aurait "donné le feu vert à la Turquie pour tout détruire à Afrine" selon un responsable kurde local. La Russie semble faire confiance à Ankara pour combattre les djihadistes plus efficacement que l'armée syrienne. En revanche, il est possible que les Russes cherchent à diviser le plus possible la Turquie et les Etats-Unis, tous deux membres de l'OTAN. 

Le jeu des alliances

Quelles que soient les alliances en cours, Myriam Benraad, de l'Université de Leiden aux Pays-Bas, rappelle que les atrocités et les crimes de masse se multiplient. " On a une population civile qui finalement s'est retrouvée prise en otage entre toutes ces différentes parties en conflit et qui se voit soumise à des bombardements meurtriers. Et cela se passe dans un pays où il n'y a plus d'Etat de droit, où la torture est devenue finalement banale, les enlèvements, les viols et toute sorte d'atrocités qui caractérisent la guerre civile." 

Le CICR réclame l'accès à la Ghouta orientale pour soigner les nombreux blessés de la zone de combat. Depuis son début, le 15 mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 340 000 morts. L'Allemagne et la France réclament une trêve dans la Ghouta orientale.

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