Rencontre entre Camerounaises déterminées | Afrique | DW | 19.05.2021
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

#PasSansElles

Rencontre entre Camerounaises déterminées

#PasSansElles est au Cameroun, où deux jeunes femmes pleine d'énergie partagent leur quotidien, pas toujours facile.

Esther, jeune reporter camerounaise de 19 ans, avec Christelle Simo

Esther, jeune reporter camerounaise de 19 ans, avec Christelle Simo

#PasSansElles, la série de la DW où les filles ont la parole, vous emmène au Cameroun pour sa série réalisée par de jeunes reportrices. C'est là que la jeune Esther Essala s'est intéressée à la vie d'une jeune fille handicapée, Christelle Simo, qui rêve d'être expert-comptable. Deux jeunes filles dont les passions se croisent.

Lire aussi → Des femmes si fortes en Afrique

Dès les premiers instants de la rencontre, Esther Essala se demande si le handicap de Christelle est un facteur de discrimination. La jeune fille explique qu'il en est un. Elle parle d'un stage en entreprise où les regards se portaient sur elle, dès le matin dans les escaliers. "Même mon chef m'a demandé d'où je sortais et qui m'envoyait ici", raconte la jeune fille. "Tant de questions qui me faisaient parfois me retirer. Je me sentais seule. Je me sentais délaissée."

Voir la vidéo 04:17

Esther, jeune reporter, raconte la vie des femmes en situation de handicap au Cameroun

Des rencontres déterminantes

Mais Christelle Simo est déterminée. "L'attitude d'esprit est très importante pour surmonter les difficultés de la vie", insiste-t-elle. Elle a aussi fait des rencontres qui l'ont aidé à avancer. Comme Marie Louise Noumbissie, elle aussi handicapée et en fauteuil roulant, qui a aussi également connu les discriminations.

Marie Louise Noumbissie et Esther

Marie Louise Noumbissie a lancé une structure pour accompagner les personnes en difficulté

Assistante sociale à la retraite, Marie Louise a lancé une structure pour accompagner les personnes en difficulté. "C'est ainsi que je me suis retrouvé avec Christelle, qui m'avait été envoyée par le Service social de la mairie de Douala", raconte-t-elle. 

L'affluence que créent les activités associatives de sa marraine Marie Louise au siège de son association est une opportunité pour Christelle Simo d'installer son petit commerce de survie : la vente des bijoux.

"La vie n'est pas un long fleuve tranquille"

Elle aimerait aussi rencontrer un homme pour partager sa vie. "Le mariage en soi est une très belle chose", dit-elle. "Je pense que je suis déjà au stade où j'ai besoin d'un homme près de moi. Mon cœur reste toujours à conquérir."

Une histoire et des propos qui laissent Esther Essala admirative. "La vie n'est pas un long fleuve tranquille. C'est pourquoi chacun doit pouvoir savoir nager en eaux calmes comme en eaux troubles."