Guerre en Ukraine : les Maliens divisés | Afrique | DW | 25.02.2022

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Afrique

Guerre en Ukraine : les Maliens divisés

La Russie, partenaire de Bamako dans la lutte contre le terrorisme, a lancé une offensive contre l’Ukraine. Le Mali reste silencieux après cette invasion.

Une manifestation du mouvement Yerewolo pro-Russie

Une manifestation du mouvement Yerewolo pro-Russie

Les avis sont partagés sur la guerre que mène désormais la Russie depuis jeudi (24.02.22) sur le territoire Ukrainien. Le Mali fait de la Russie, son nouvel allié dans la guerre contre le terrorisme. L'invasion de l'Ukraine par l'armée russe intervient au moment où Bamako entretient des relations difficiles avec Paris au sujet justement de la présence des paramilitaires de la société privée russe Wagner.

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Condamnations

Moctar Sy du mouvement génération engagée, une organisation de la société civile malienne, ne fait pas de lien entre les évènements en Ukraine et ce qui se passe au Mali actuellement. Il explique sur la DW que rien ne justifie cette intervention militaire :

"Je condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l'Ukraine violant le droit international, mais surtout la souveraineté des Etats. Je profite de l'occasion pour exprimer ma solidarité au peuple ukrainien et ma préoccupation pour la population, au respect de ses frontières, de son histoire, pour une paix juste et sans humiliation."

Ecoutez le sujet de Mahamadou Kane, le correspondant à Bamako

Au sein de la classe politique, Babarou Bocoum du parti SADI abonde dans le même sens. Mais il prévient sur la DW les autorités maliennes de la transition :
"Il est évident que la situation malienne sous toutes ses formes n'a rien à avoir avec la situation en Ukraine. Elle peut peut-être avoir un impact sur la situation malienne car encore une fois, la France considère le Mali comme sa zone d'influence. Donc il ne faudrait pas que dans cette situation, du point de vue international ou du rapport de force que la France profite de cette occasion pour s'imposer au Mali par la force. Ce qui n'est d'ailleurs pas exclu, parce qu'elle refuse catégoriquement de partir."

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Maciré Diop du journal l'Indépendant tente pour sa part de schématiser les cas Maliens et Ukrainiens. Il explique sur la DW qu’"On sait que le Mali est quand même un Etat souverain qui n'a pas accepté qu'une partie de son territoire soit annexé, je fais allusion à la région de Kidal. Même s'il y a lieu de ne pas proprement parler d'annexion, mais nous savons que c'est une partie qui avait revendiqué son indépendance. Nous savons que le Mali ne l'avait pas accepté. D'autres pays et d'autres organisations ne l'avaient pas non plus acceptée".

Pas de réactions officielles pour l'instant du côté des autorités de la transition qui seraient proches du Kremlin de Vladimir Poutine.