Où va le Mali d’Assimi Goïta deux ans après le putsch ? | Médiathèque | DW | 19.08.2022

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Médiathèque

Où va le Mali d’Assimi Goïta deux ans après le putsch ?

Il y a deux ans, Ibrahim Boubacar Kéïta était renversé. Les Maliens vivent maintenant sous transition. On en parle dans le Club de l'auditeur et de l'internaute.

C’était le mardi 18 août 2020. Ce jour-là, le président Ibrahim Boubacar Kéïta et son Premier ministre Boubou Cissé sont arrêtés. Le gouvernement et le Parlement sont dissous. Le comité national du salut du peuple (CNSP) prend le pouvoir. Un autre putsch surviendra quelques mois après et Assimi Goïta, jusqu’alors vice-président de transition, en devient le président. Aliou de Bamako se réjouit du déroulement de la transition dans son pays.

Fin juin dernier, les autorités maliennes ont rendu public un chronogramme qui devrait marquer la fin de la transition. Il prévoit un référendum en mars 2023, des législatives en octobre et novembre 2023 et une élection présidentielle en février 2024.

Cherté de la vie

On évoquait il y a quelques instants la question de la hausse des prix, ce malgré la levée de l’embargo de la Cédéao le 3 juillet dernier. Amadou est enseignant, il témoigne que les denrées alimentaires ont connu une hausse des prix. Amadou qui estime tout de même que les conditions de vie des enseignants se sont améliorées sous la transition actuelle.

Manifestations à Bamako

Des hommes agitent des drapeaux maliens lors d'une manifestation de masse à Bamako, le 14 janvier 2022, pour protester contre les sanctions imposées au Mali et à la junte par la Cédéao

Autre amélioration que Bamako présente, c’est sur le volet sécuritaire, alors que l’opération Barkhane quitte le Mali, l’Allemagne suspend l’intervention de son contingentet que Bamako relance sa coopération avec Moscou. Au cours d’un entretien avec le président russe, le chef de la junte Assimi Goïta a d’ailleurs salué mercredi 10 août "la qualité de notre partenariat respectueux de la souveraineté du Mali et des aspirations de sa population". L’appel téléphonique survient au lendemain de la réception de nouveaux équipements militaires de l’allié russe.

Au Mali, le mouvement Yerewolo Debout sur les remparts est lui en faveur de la coopération avec la Russie. Le mouvement milite pour le départ des partenaires internationaux du Mali, y compris de la Minusma. Pour Ibrahim de Bamako, partisan de ce mouvement pro-junte au pouvoir, le Mali a retrouvé sa fierté.

Plusieurs attaques de groupes djihadistes

Force française Barkane

La force française Barkhane a quitté le Mali le 15 août 2022

Ibrahim qui soutient que le volet sécuritaire s’est amélioré. Le pays continue tout de même de faire face à des attaques dont une attaque dans la ville-garnison de Kati, aux portes de Bamako. C’est également à Kati que réside le président malien de transition. L’attaque qui a eu lieu le 22 juillet a coûté la vie à au moins un soldat et fait des blessés.  L’armée a évoqué des tentatives désespérées des terroristes.

Ces derniers ont encore frappé quelques jours plus tard dans le centre, l’ouest, le nord-est du pays et ont fait des dizaines de victimes dans le rang des civils et de l’armée. Les soldats maliens dont 42 ont été tués lors d’une attaque début août, à Tessit, dans le nord-est du pays, près des frontières du Burkina Faso et du Niger.  Un deuil national de trois avait été décrété face à ce plus lourd bilan depuis trois ans.

Tirs sur la base militaire de Kati

Un véhicule blindé de transport de troupes à la base militaire principale après que des tirs nourris ont été entendus vendredi 22 juillet à Kati

Vous écoutez le club de l’auditeur et de l’internaute, vous avez bien raison. L’antenne est à vous auditrices, auditeurs et internautes sur la Deutsche Welle, grâce aussi à nos radios partenaires sur le continent. L’émission est à suivre samedi à partir de 17h05 et dimanche 7h en temps universel. Nous parlons cette semaine des deux ans du putsch au Mali qui a renversé feu le président Ibrahim Boubacar Kéïta.  Adama de Bamako est satisfait de la transition actuelle. Il nous explique pourquoi.  

Restrictions de libertés

Notez que l’ONG Human Rights Watch a dénoncé il y a une dizaine de jours des détentions illégales, des restrictions de la liberté d’expression et des disparitions forcées. Georges Ibrahim Tounkara nous en parlait sur notre antenne.

A Kidal aussi, on a un regard sur la transition malienne. Pour Aïcha Belco Maïga, originaire de cette ville du nord et ancienne députée de l’ex-parti au pouvoir, c’est le statut quo depuis le renversement de feu Ibrahim Boubacar Kéita.

Il y a un mois, l’ex-rébellion touareg, la coordination des mouvements de l’Azawad, s’est réunie à Kidal. La CMA a dénoncé la dégradation continue de la situation socio-politique du Mali. Elle a déploré l’abandon de l’accord d’Alger. Début août, Bamako s’est entendu avec des groupes armés pour l’intégration dans l’armée malienne de 26 mille ex-combattants.