Il y a 50 ans, la fin du Printemps de Prague | Vu d′Allemagne | DW | 21.08.2018
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Vu d'Allemagne

Il y a 50 ans, la fin du Printemps de Prague

À la une des journaux, les 50 ans de l'invasion de la Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie et la fin du "Printemps de Prague", ainsi que le refus de l'Allemagne d'octroyer une aide financière à la Turquie.

Il y a un demi-siècle, l'élection d'Alexander Dubček à la tête du Parti Communiste tchécoslovaque ainsi que celle du général Lutvik Svoboda à la présidence du pays avaient ouvert la voie à de nombreuses réformes destinées à présenter un "socialisme à visage humain". Parmi les principaux points du programme d'action Alexander Dubček, il y avait notamment la fin de la censure ou encore la liberté de voyager, notamment vers les pays d'Europe de l'Ouest, de l'autre côté du "Rideau de fer". En somme, c'est une libéralisation du pays qui se mettait en place, connue sous le nom de "Printemps de Prague".

Tscheschien Prag - Andrej Babis bei Gedenkfeier der Niederschlagung vom Prager Frühling 1968 (Imago/CTK Photo/R. Vondrous)

Nombreux étaient les manifestants dans les rues de Prague aujourd'hui.

Le peuple n'a pas oublié

Un Printemps qui prend fin dans la nuit du 20 au 21 août 1968, avec l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes de l'URSS, soutenue par ses alliés du Pacte de Varsovie. Au total, 300 000 soldats soviétiques, mais aussi est-allemands, polonais, bulgares et hongrois entrent dans les rues de Prague. Devant l'offensive, Alexander Dubček demande à son peuple de ne pas résister; il est écouté. Et "pendant quelques jours, les Tchèques et les Slovaques se sont montrés plus forts que les troupes d'invasion.", rappelle la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cinquante ans après, les citoyens des deux pays n'ont pas oublié, contrairement à leurs dirigeants. "Le Parti communiste soutient le gouvernement de l'ancien chef des services secrets, Andrej Babiš, tandis que le président Miloš Zeman reçoit des soldats russes", note die tageszeitung. "Seulement, cette fois-ci, c'est juste pour chanter et danser."

Mesale Tolu (picture-alliance/dpa/L. Say)

En Turquie, la journaliste Mesale Tolu a été libérée après 17 mois de détention.

L'Allemagne refuse d'aider la Turquie à sortir de la crise

Autre sujet traité par les journaux allemands aujourd'hui, le refus de l'Allemagne d'aider financièrement la Turquie en crise. Une suggestion d'Andrea Nahles, la chef du SPD, qui a soulevé beaucoup de critiques. "Andrea Nahles aurait dû savoir quelles conséquences allait amener sa proposition", estime la Süddeutsche Zeitung. "La Turquie de Recep Tayyip Erdogan est un sujet trop sensible. Le chef de l'Etat turc a trop provoqué l'Allemagne, a montré trop souvent que les avertissements de l'Allemagne, notamment en matière de droits de l'homme, ne l'intéressaient pas." En vue d'apaiser les tensions, la Turquie vient de libérer la journaliste Mesale Tolu, après 17 mois de détention. Néanmoins, il reste du chemin à parcourir; Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan, ainsi que les ministres des Finances des deux pays vont se rencontrer fin septembre. Et il faudra bien trouver une solution, car "une Turquie instable n'est pas dans l'intérêt de l'Allemagne", rappelle le quotidien de Munich.

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