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Sotschi Russland
Sotchi, au bord de la mer noire, accueille les 23 et 24 octobre une quarantaine de chefs d'Etat africains Image : picture-alliance/dpa/M. Brandt

Sotchi accueille le sommet Russie-Afrique

Alida Tapsoba
23 octobre 2019

C'est parti pour deux jours de rencontres entre dirigeants russes et africains. Un sommet qui marque la volonté de Moscou de consolider sa position sur le continent face à la concurrence européenne et surtout chinoise.

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Moscou n'a, bien entendu, pas attendu la tenue de ce premier sommet pour s'intéresser au continent africain. La Russie a une histoire particulière avec le continent, liée à son passé de coopération avec d'anciens pays communistes tels que le Mozambique ou l'Angola.

"Bien évidemment, la Russie ne fait que redécouvrir des pays avec lesquel elle avait une vieille tradition historique idéologique," explique Emmanuel Dupuy , président de l'institut Prospective et sécurité de l'Europe. "C´est notamment le cas avec les pays qui pratiquaient le centralisme démocratique qui s'étaient rangés avec le parti communiste de l'ex-Union soviétique."

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue sénégalais Macky Sall
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue sénégalais Macky SallImage : Eric Feferberg/AFP/Getty Images

Les atouts russes

Comme par le passé, la Russie met en avant son savoir-faire en matière d'énergie et d'armement. 

"La Russie a ses propres avantages comparatifs dans l'énergie et y compris dans les technologies de l'exploitation énergétique notamment  gazière," indique Joël Ruet, président de l'institut de réflexion "The Bridge Tank. "Je crois que c'est un phénomène pour l'essentiel qui est assez classique d'entrer dans le commerce international en fonction de ses avantages comparatifs. Il y a également une dimension un petit peu plus stratégique avec des possibilités notamment d'envoyer des conseillers militaires et sans doute un peu de financement de vente d'armes."  

Présence dans le Sahel

La Russie a déjà signé une quinzaine d'accords de défense avec des pays africains, notamment la Centrafrique, où les militaires russes assurent la sécurité de la présidence. Mais c'est aussi dans le Sahel que Moscou souhaite accroître son influence : 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le président de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le président de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa FakiImage : Getty Images/AFP/Z. Abubeker

"La Russie a décidé d'être présente de manière officielle en soutenant un certain nombre de pays, notamment avec l'accord de défense qui a été signé avec la Centrafrique au moment du départ des troupes française de l'opération Sangaris en octobre 2016," précise l'expert en sécurité, Emmanuel Dupuy. "Mais également avec un certain nombre d'autres régions dans lesquelles la Russie entend s'engager davantage. Bien évidement la question de la sécurité ou de la stabilisation dans la zone sahélo-sahélienne est aussi un élément important."

Suite à la tournée africaine du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en 2018, Vladimir Poutine avait annoncé l'annulation de 20 milliards de dollars de dettes contractées par des pays africains envers Moscou. Puis des accords militaires ont été passés avec la République démocratique du Congo, l'Ethiopie et le Mozambique.

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