Reports d′élections en 2020 : trois facteurs déterminants selon ICG | Afrique | DW | 09.06.2020
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Afrique

Reports d'élections en 2020 : trois facteurs déterminants selon ICG

A la différence du Niger, la Guinée ou encore la Côte d'Ivoire qui maintiennent de leurs élections, le Tchad reporte ses législatives prévues cette année 2020. Plusieurs facteurs sont en jeu selon ICG. Interview

Le dépouillement après le scrutin législatif en Afrique du Sud (Archives - Johannesbourg, 08.05.2019)

Le dépouillement après le scrutin législatif en Afrique du Sud (Archives - Johannesbourg, 08.05.2019)

La commission électorale du Tchad a annoncé que les élections législativesinitialement prévues cette année ne pourraient avoir lieu qu'en avril 2021. La commission invoque la pandémie de coronavirus et la saison des pluies pour justifier ce retard. Les élections législatives au Tchad étaient attendues 

Pourtant, d'autres pays africains, où des élections sont prévues cette année 2020 semblent avoir choisi l'option, du moins pour l'instant, du maintien du calendrier électoral en dépit de la pandémie. C'est le cas de la Côte d'Ivoire (présidentielle le 31 octobre), du Niger (présidentielle et législatives le 27 décembre) ou de la Guinée (présidentielle prévue fin 2020).

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Selon Richard Moncrief, responsable pour l'Afrique centrale à l'International crisis group (ICG), certains facteurs comptent dans la décision de report ou non des élections. Un premier facteur est selon lui, l'ampleur de la crise sanitaire qui varie d'un pays à l'autre ou selon la perception qu'en ont les dirigeants. Ainsi au Burundi, "les autorités ont minimisé l'impact du coronavirus et certains hauts responsables ont dit que le pays était protégé par Dieu, et les élections ont eu lieu", affirme Richard Moncrief.

Écouter l'audio 02:34

L'analyse de Richard Moncrief de l'ICG

Le deuxième facteur qui intervient selon l'expert, c'est l'assurance que le parti au pouvoir a ou non, de remporter les élections. Mais aussi la question du coût des élections est importante. "Dans le cas du Tchad, il est fort possible que le président et le parti au pouvoir n'ont pas trop envie d'aller aux élections mais il y a aussi une question d'argent", indique Richard Moncrief. "J'ai parlé à plusieurs bailleurs de fonds à Ndjamena et à plusieurs responsables du gouvernement. Le coût des élections législatives est une question réelle", précise-t-il. 

Mais l'opposition tchadienne a aussi réclamé un report des élections en raison de l'actuelle pandémie, rappelle l'expert du ICG qui conclut à un "consensus" sur le report.