RDC : des troupes burundaises à la traque des groupes armés | Afrique | DW | 15.08.2022

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Afrique

RDC : des troupes burundaises à la traque des groupes armés

Ce processus a été mis en place avec le concours des chefs d'États de la Communauté des États d'Afrique de l'Est (EAC) dans le but de mettre fin aux violences.

Une dizaine de soldats burundais (Photo d'illustration)

Le premier contingent de soldats burundais est arrivé au Sud Kivu dans le cadre de la mutualisation des forces pronée par les chefs d'Etat de l'EAC (Photo d'illustration)

Le contingent des forces de défense du Burundi est cantonné au centre d’instruction de Luberizi. Il est entré officiellement en RDC dans le cadre de la mutualisation des forces prônée par les chefs d'États de l'EAC, comme l'explique le lieutenant Marc Elonga, porte-parole de l'opération Sukola 2 Sud, au Sud-Kivu.

"Cette Task Force sous le commandement des FARDC a pour mission de traquer tous les groupes armés aussi bien étrangers que locaux afin de restaurer la paix promise par (...) Félix Tshisekedi. Le commandant secteur opérationnel Sukola2 Sud, auSud Kivu, le général Ramazani Fundi, appelle la population au calme et à collaborer d'une manière franche avec les forces loyalistes afin de mettre un terme à cet activisme des forces irrégulière", précise le porte-parole.

Craintes de la population

Byadunia André, le coordinateur de la société civilve à Uvira, précise que les forces burundaises ne sont pas entrées à Uvira ce lundi (15.08).

Il insiste sur le fait que la population civile de la région alerte depuis longtemps sur la présence des Imbonerakure dans cette partie du pays. Byadunia André s’interroge sur la manière dont ces forces burundaises vont s’y prendre pour traquer ces miliciens burundais en RDC.

Ecoutez le lieutenant Marc Elonga, porte-parole de l'opération Sukola 2 Sud

"Jusque-là, nous ne comprenons pas ! On ne sait pas combien sont venus ici, on ne sait pas combien de temps vont durer les opérations, ils vont pourchasser quelle catégorie des groupes armés ? Ceci dit, nous sommes d’accord qu’ils viennent mais si on pouvait nous dire leur nombre et surtout ce qu’ils vont faire des Imbonerakure qui font partie de leur armée. Nous aimerions aussi savoir quand est ce qu’ils vont rentrer chez eux. La population dans l’Est du pays veut voir tous les groupes armés neutralisés et ce y compris les groupes armés locaux qui ont pris les armes contre la population congolaise", confie-t-il à la Deutsche Welle.

Les populations entre les feux

Ces préoccupations sont partagées par Josaphat Musamba. Ce chercheur de l’université de Gand, en Belgique, se dit surtout préoccupé par l’impact humanitaire que pourra avoir cette opération dans les hauts et moyens plateaux du Sud Kivu.

"Depuis 2014-2015, le Burundi vadrouille dans la plaine de la Ruzizi à la recherche de ses propres groupes armés mais aussi en renforçant d’autres groupes armés sur le sol congolais. Aujourd’hui, ils viennent officiellement mais comment va-t-on gérer le rapport entre les populations et ces forces burundaises qui ont déjà commencé à attaquer les groupes armés ?", s'interroge le chercheur.

En juin dernier, des chefs d'États membres de l'EAC avaient décidé de mettre sur pied une force régionale, appelée à travailler avec l'armée congolaise en vue de mettre fin aux violences des groupes armés dans l'est de la RDC. Ils seraient plus d'une centaine à terroriser les habitants de la région depuis près de trois décennies.