Quand la Loi fondamentale allemande fait des émules en Afrique | International | DW | 23.05.2019
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International

Quand la Loi fondamentale allemande fait des émules en Afrique

La République fédérale d'Allemagne célèbre cette année les 70 ans de sa constitution. Saviez-vous que la Loi fondamentale allemande a servi de modèle en Afrique ?

La République fédérale d'Allemagne célèbre, ce 23 mai 2019, les 70 ans de sa constitution. La Loi fondamentale allemande a fait des émules dans le monde. Elle a servi de modèle à plusieurs pays au sortir de crises et de conflits, notamment l'Afrique du Sud de Nelson Mandela.

Des principes forts

"La dignité humaine est intangible". L'article premier de la Loi fondamentale campe l'idée maîtresse de la constitution allemande : garantir la dignité humaine, les libertés individuelles et l'égalité devant la loi. Autre point important : un pouvoir étatique décentralisé. Ces principes confèrent au texte un intérêt qui dépasse frontières allemandes.

Voir la vidéo 00:33

Mandela : un symbole de résistance qui respecte sa parole - Mlondolozi Ndlovu

L'ancien député CDU Ulrich Karpen a conseillé, avec deux autres constitutionnalistes allemands, l‘assemblée constituante en Afrique du Sud, après la fin de l'Apartheid. Il se souvient de ces rencontres : "On nous a demandé de conseiller chaque parti de l'assemblée : l'ANC de Nelson Mandela, le parti Inkatha Freedom du KwaZulu-Natal avec le Dr. Buthelezi et l'Alliance démocratique de Tony Leon."

Südafrika l 25 Jahre Demokratie - Ende der Apartheid l Nelson Mandela and Winnie Mandela 1990 (picture alliance/AP Photo/U. Weitz)

Nelson Mandela et son épouse Winnie en 1990

Conseil à l'Afrique du Sud post-Apartheid

Entre 1994 et 1996, l'Afrique du Sud s'est dotée d'une constitution provisoire, qui garantissait l'égalité en droits de tous les citoyens et réintégrait au sein de l'Etat les homelands – c'est-à-dire les colonies établies par le régime d'apartheid selon des critères raciaux.

La constitution définitiven'est entrée en vigueur qu'en février 1997. Le pays a opté pour le fédéralisme à l'allemande.

Johann Kriegler faisait partie des juges constitutionnels sud-africains qui ont fait le voyage d'étude, à l'époque, à Karlsruhe. A 86 ans aujourd'hui, il raconte qu'"avant même de siéger pour la première fois, la Cour constitutionnelle sud-africaine a répondu à une invitation du "Bundesverfassungsgericht", son pendant allemand, et nous avons passé dix jours en Allemagne. Ça a été très fructueux d'apprendre de nos pairs allemands."

Parallèle de traumatisme historique

James Fowkes, Sud-Africain et professeur de droit international à l'Université de Münster, explique que la volonté de l'Afrique du Sud au sortir de l'apartheid était comparable à celle de l'Allemagne après le nazisme : "plus jamais ça".

"Le parallèle évident entre l'Allemagne de la fin des années 1940 et l'Afrique du Sud de la moitié des années 1990, c'est que les deux pays voulaient une constitution qui réponde au mal historique dont elles sortaient tout juste. Je pense que cela a existé aussi dans d'autres pays africains mais le parallèle historique y est moins direct."

En Afrique, le Cameroun, la Tanzanie, le Malawi, la Namibie ou l'Ethiopie se sont aussi inspirés de la Loi fondamentale allemande pour élaborer leur constitution. Ailleurs dans le monde, c'est aussi le cas par exemple de l'Afghanistan.

Voir la vidéo 00:39

"Que serais-je devenu sans Mandela ?"

 

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