Le Cameroun, le Gabon et le Congo viennent d’obtenir l’inscription du mvet oyeng sur laliste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.
Cette reconnaissance marque un tournant historique pour cet art musical et oratoire millénaire, enraciné dans la culture de la grande tribu Ekang.
Un instrument sacré et une tradition initiatique
Fabriqué à partir d’une branche de raphia, de cordes et de calebasses, le mvet oyeng peut comporter de 4 à 15 cordes selon la virtuosité du joueur.
Pour les artistes comme Mballa Pierre et Scienty Ekoro, le mvet est un élément fondamental de l’identité culturelle, transmis par initiation et considéré comme un savoir divinatoire.
Une reconnaissance qui ouvre des perspectives
Cette inscription à l’Unesco, célébrée au Musée National du Cameroun, vise à sortir le mvet de l’ombre et à valoriser ses pratiquants. Selon Pr. Joseph Owona Ntsama, elle offre des opportunités touristiques et culturelles majeures.
Le mvet possède également une riche littérature comparable aux grandes épopées universelles, ce qui en fait un trésor à partager avec le monde entier.