Méditerranée : de nombreux migrants toujours bloqués en mer | International | DW | 16.08.2019
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International

Méditerranée : de nombreux migrants toujours bloqués en mer

Deux bateaux humanitaires sont toujours bloqués avec des migrants sauvés en Méditerranée. Six pays ont accepté d'en accueillir une partie. Cette urgence humanitaire divise le gouvernement italien.

La France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg ont accepté d'accueillir une partie des 147 migrants sauvés par le navire humanitaire espagnol Open Arms. Si la solution de répartition est saluée par le Premier ministre italien Giuseppe Conte, cet avis n'est pas partagé par son ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini :

"Je ne crois pas aux coïncidences. C'est très étrange qu'au milieu du mois d'août, quelqu'un tente de rouvrir les portes de l'immigration clandestine. Il existe six ONG qui naviguent en mer Méditerranée. Par conséquent, si nous laissons l’idée qu’en Italie tout le monde peut faire ce qu’il veut, avec des groupes migrants qui ne cessent d'arriver, je vous souhaite bonne chance !"

Pendant ce temps, l'Ocean Viking, un navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières cherche également un port pour 357 autres migrants secourus en mer.

Une Europe ingrate ?

Pour le directeur exécutif du Centre africain des politiques internationales, le professeur Shanda Tomnè, les migrations clandestines traduisent le mal être et la mauvaise gouvernance dans d’autres régions du monde. Pour lui, il n'est pas étonnant que l’Europe soit débordée par la situation :

"Vu d’Afrique, vu des pays de départ, on ne mesure pas la gravité de ce problème pour les pays d’accueil. Le monde connait une accélération des problèmes qui dépassent de loin la capacité de gestion des gouvernants. Continuer aujourd’hui à tenir ce discours que l’Europe est ingrate, que c’est le non-respect du droit international, je vous dis non : c’est tromper les gens. L’Europe n’a pas les moyens d’accueillir toute l’Afrique et toute l’Asie sur son territoire."

Le professeur Shanda Tomnè redoute en effet l’impact socio-économique des migrations clandestines à court ou moyen terme, tant sur les migrants eux-mêmes que sur les Européens.

Cependant, statistiquement, l'Afrique accueillait en 2018 à elle seule près d'un tiers des réfugiés (6,3 millions) dans le monde tandis que l'Europe n'a ouvert ses frontières qu'à 13% d'entre eux - soit 2,6 millions.  

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