Les libertés politiques en danger en Afrique? | ACTUALITÉS | DW | 05.03.2021
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ACTUALITÉS

Les libertés politiques en danger en Afrique?

L’Afriqu face à la préservation des droits politiques et des libertés publiques. Les exemples de violation des droits de l’homme sont légion : Mali, Tchad, Guinée, Sénégal, Côte d’Ivoire, Congo-Brazzaville. Comment mettre fin à cette situation ?

Écouter l'audio 38:06

Au Bénin, Rekiath Madougou, dont la candidature à l'élection présidentielle du 11 avril avait été rejetée, a été interpellée le mercredi 3 mars dans la soirée et est poursuivie pour association de malfaiteurs et terrorisme par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

Quelques minutes avant son arrestation, Rekiath Madougou,une proche de l'ancien président Thomas Boni Yayiqui avait été investie par le Parti Les Démocrates, participait à un meeting politique au cours de laquelle elle dénonçait les pratiques du régime de Patrice Talon.

Tentative d’arrestation sanglante

À N’Djaména au Tchad, au moins deux personnes ont été tuées et cinq blessées dimanche à N'Djamena, lors d'une tentative d'arrestation de l’opposant Yaya Dillo Djerou, candidat déclaré à la présidentielle du 11 avril face au président Idriss Deby Itno.

Ousmane Sonko, en garde à vue

Ousmane Sonko, la principale figure de l'opposition sénégalaise a été, lui, arrêté à Dakar, le 3 mars après des heurts entre ses partisans et la police sur le trajet du tribunal. Il devait être entendu sur des accusations de viols contre lui.  Le président du parti Pastef-Les Patriotes était arrivé troisième lors de la présidentielle de 2019. Il est visé depuis début février par la plainte pour viols et menaces de mort déposée contre lui par une employée d'un salon de beauté où il allait se faire masser.

Ousmane Sonko

Ousmane Sonko

Depuis quelques temps, plusieurs opposants et leaders de la société civile ont maille à partir avec les pouvoirs de leurs pays et de la justice. Ce qui laisse subodorer une instrumentalisation de l’appareil judiciaire de certains pays afin de faire taire des adversaires gênants.

Comment mettre fin à cette situation ? Eric Topona et ses invités en débattent cette semaine, sous l’Arbre à Palabres.

Voici les invités :

-Patrick-Gabriel Dion, président de la Fédération France du Parti congolais du travail (PCT), le parti au pouvoir au Congo-Brazzaville

-Sadio Morel-Kanté, journaliste qui commente régulièrement l’actualité africaine

-Seydi Gassama, secrétaire exécutif d'Amnesty International Sénégal

- Me Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre de la Justice du Mali. Il déplore l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre les opposants

L’Arbre à Palabre est diffusé tous les vendredis à 17h30 en temps universel et le samedi, à 8h, heure de Bonn en Allemagne.