Frappes militaires ciblées contre la Syrie | International | DW | 14.04.2018
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International

Frappes militaires ciblées contre la Syrie

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne lancent des raids aériens contre le régime de Bachar al-Assad.

Le président américain, Donald Trump, l’avait annoncé cette semaine - et dans la nuit de vendredi à samedi, ses tweets sont devenus réalité : les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé une série de frappes aériennes coordonnées contre des installations militaires du régime syrien. Ces interventions sont considérées comme une réaction à l'usage d'armes chimiques dans la ville rebelle de Douma le samedi 7 mars, qui a fait "jusqu'à 75 morts" selon le gouvernement britannique. Les gouvernements des trois pays accusent le régime du président syrien, Bachar al-Assad, de cette attaque chimique.

"J'ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d'armes chimiques", a dit Donald Trump. "Une opération combinée est désormais en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux.

Syrien Damaskus Proteste nach Militärschlag

Protestations en Syrie contre les raids occidentaux

La Syrie dénonce une "agression barbare et brutale" des Occidentaux. Le ministère des Affaires étrangères syrien estime en outre que les frappes viseraient à "entraver" l'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). La Russie, qui soutient le régime de Damas, a vivement réagi par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis, Anatoli Antonov. "Nos mises en garde n'ont pas été entendues", a-t-il estimé, jugeant que ces frappes étaient une "insulte" au président russe Vladimir Poutine.

L'Allemagne officielle soutient les frappes

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que son gouvernement soutenait les frappes visant le régime syrien : "Nous soutenons le fait que nos alliés américains, britanniques et français (...) aient pris leurs responsabilités", a indiqué Angela Merkel dans un communiqué. "L'intervention militaire était nécessaire et appropriée afin de préserver l'effectivité de l'interdiction des armes chimiques et prévenir le régime syrien contre de nouvelles infractions." L'Allemagne ne va cependant pas prendre part à des actions militaires ; c'est ce qu'Angela Merkel avait annoncé jeudi dernier.

L'OTAN a, pour sa part, aussi apporté son soutien aux Etats-Unis, à la France et au Royaume-Uni par rapport aux frappes. "Elles vont réduire la capacité du régime à mener d'autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques", a affirmé le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, dans un communiqué publié tôt samedi matin à Bruxelles.

L'ONU appelle à la retenue

Selon une vidéo diffusée par l'Elysée et la ministre des Armées, Florence Parly, l'état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale. Londres a utilisé des avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow. Les Etats-Unis ont tiré des "types de munitions divers", dont des missiles de croisière Tomahawk. D'après Fox News, des bombardiers à long rayon d'action B-1 ont aussi été engagés.

Zypern Kampfjet nach Einsatz

Un des avions britanniques

Le ministre américain de la défense, Jim Mattis, a précisé que les forces américaines avaient employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs. Selon le Pentagone, la défense anti-aérienne de la Syrien est entrée en action.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé à la retenue et à s'abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade après les frappes occidentales contre la Syrie.

L'Iran condamne les frappes, Israël les trouve justifiées

Les réactions dans la région ne se sont pas fait attendre : Israël estime que les frappes en Syrie sont "justifiées". L'Iran, cependant, principal allié régional de Damas, a condamné fermement les frappes ciblées et a mis en garde contre les "conséquences régionales". L'Iran envoie des "conseillers militaires" et des volontaires iraniens, afghans, pakistanais et irakiens en Syrie afin d’épauler l'armée syrienne contre les groupes jihadistes et rebelles.

Les organisation pour la défense des droits de l’homme sont en alerte : Amnesty International a par exemple demandé de "minimiser le tort" causé aux civils dans les frappes aériennes contre le régime de Bachar al-Assad. "Le peuple syrien a déjà enduré six années d'un conflit dévastateur, et des attaques chimiques dont beaucoup sont des crimes de guerre", déplore l'ONG dans un communiqué. "Toutes les précautions doivent être prises pour minimiser le tort causé aux civils dans les actions militaires" menées en représailles à l'usage présumé d'armes chimiques par Damas contre sa population, a-t-elle exigé. Amnesty demande également au président américain, Donald Trump d'ouvrir ses frontières aux réfugiés syriens.

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