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Forum des cultures

Chanter contre l’excision

Djatou Touré a été victime de mutilations génitales. Désormais, la chanteuse ivoirienne en parle... dans ses chansons. On estime qu’environ 36 % des femmes en Côte d’Ivoire sont touchées.

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Djatou Touré

« Y'a un grand regret, on ne peut pas punir tous ceux qui ont fait ça. On a toujours ça dans le cœur. C'est pour cela que je suis engagée, pour que ça s'arrête en fait. »

« Ça », ce sont les mutilations génitales féminines que subissent chaque année trois millions de petites filles dans le monde. Djatou Touré sait de quoi elle parle. Elle a été elle-même excisée. Désormais, elle en parle, dans ses chansons.

Née en 1973 à Abidjan, elle découvre très jeune qu'elle a une voix. Il faut dire que chez les Touré, la musique est une histoire de famille : son père Souleymane Touré est percussionniste.

À entendre Djatou Touré, c'est tout naturellement qu'elle s'est lancée en tant que chanteuse. Mais elle a dû d'abord affronter un certain nombre de réticences au sein de sa famille.

C'est son père finalement qui l'a poussée à faire le conservatoire puis l'école des Arts d'Abidjan. Ici, elle trouve son style mêlant la musique pop avec les rythmes africains. Elle fonde un groupe et donne des concerts avec des musiciens du Mali, du Liberia et bien sûr de la Côte d'Ivoire. C'est la musique qui l'a amenée en 1997 en Allemagne.

Et c'est seulement depuis qu'elle vit à Berlin que Djatou Touré a trouvé le courage de dire : oui, je suis excisée. Depuis, elle s'engage contre cette pratique. Elle témoigne dans ses chansons et participe à des campagnes contre les mutilations génitales féminines. Cette pratique perdure dans son pays natal, la Côte d'Ivoire, malgré l'interdiction votée en 1998.

Écouter l'audio 12:21

Djatou Touré est l'invitée du Forum des Cultures

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