Au Tchad, Wakit Tama dans le collimateur de la justice | Afrique | DW | 11.10.2021
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Au Tchad, Wakit Tama dans le collimateur de la justice

Wakit Tama annonce que plusieurs de ses responsables sont visés par une procédure judiciaire après la manifestation du 2 octobre dernier à N'Djamena.

Manifestants dans les rues de la capitale le 7 août 2021

Manifestants dans les rues de la capitale le 7 août 2021

Trois responsables de Wakit Tama étaient entendus ce lundi (11.10.2021) par la police. Il s'agit de Barka Michel, Sitack Yombatina et Martin Félix.

Des auditions consécutives à des troubles qui auraient eu lieu lors de la marche du 2 octobre.

Pour Kemba Didah Alain, l'un des porte-parole de Wakit Tama, ces auditions et cette procédure ne visent qu'à intimider les responsables du mouvement contestataire.

"C'est une intimidation. Le gouvernement cherche à disloquer notre mouvement. Il veut que nous baissions le ton dans notre engagement. Cela ne nous décourage pas du tout dans ce que nous faisons", estime Kemba Didah Alain.

De nombreux Tchadiens souhaitent une transition inclusive

De nombreux Tchadiens souhaitent une transition inclusive

Lire aussi →Tchad : une transition confisquée par Mahamat Idriss Déby ?

Réviser la charte de la transition

Wakit Tama maintient la pression sur le gouvernement et le Conseil Militaire de Transition (CMT). Le mouvement rejette aussi bien le Conseil national de transition, le Parlement provisoire, que la charte de la transition. Une charte dont Wakit Tama exige la révision avant toute participation au dialogue politique annoncé par les autorités.

Pour le mouvement, il faut y inclure dès maintenant, l'interdiction pour tous les membres de la transition, d'être candidats aux prochaines élections.

La rue maintient la pression sur le pouvoir militaire

La rue maintient la pression sur le pouvoir militaire

Lire aussi →Wakit-Tama se divise face à une offre du pouvoir militaire

Wakit Tama, pas légitime

Pour Abderaman Koulamallah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, il reviendra au dialogue politique de tout trancher. Le ministre qui dénie à Wakit Tama, toute légitimité :

"Quelle est leur légitimité pour exiger certaines choses ? Ils n'ont aucune légitimité. On ne peut pas faire le dialogue avant l'heure. S'ils ont des choses à dire, qu'ils viennent le dire au dialogue. Pourquoi veulent-ils faire le débat avant l'heure ?"

Les avocats Max Loalngar et Koudé Mbaïnaïssem, membres de Wakit Tama, conformément à leur statut, feront de leur côté, l’objet d’une procédure devant le Conseil de l’Ordre des avocats.

Quant au parti Les Transformateurs de Succès Masra, il dénonce la perquisition menée dimanche à son siège.  

Lire aussi →Hissène Habré est mort