Vers une radicalisation en Syrie ? | International | DW | 12.10.2011
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International

Vers une radicalisation en Syrie ?

Sept mois de violence, une vingtaine de personnes tuées chaque jour : la situation se dégrade continuellement. Des soldats déserteurs rejoignent la contestation, tandis que les partisans du régime recourent aux armes.

In this citizen journalism image made on a mobile phone and provided by Shaam News Network, anti-Syrian President Bashar Assad protesters flash V-victory signs as a woman in the foreground displays her hands with the Arabic word reading: leave, during a demonstration against the Syrian regime, in Edlib province, Syria, on Friday, Sept. 30, 2011. Syrian security forces opened fire on protesters Friday as thousands rallied across the country to call for the downfall of President Bashar Assad's regime, activists said. (Foto:Shaam News Network/AP/dapd) EDITORIAL USE ONLY, NO SALES, THE ASSOCIATED PRESS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS HANDOUT PHOTO

La contestation pacifique, réprimée violemment par le régime de Bachar al-Assad, risque de recourir aux armes

Radicalisation des deux camps, risque de guerre civile... la situation en Syrie est sur le point de basculer. L'opposition pacifique essaye d'éviter le pire en demandant de continuer les manifestations sans armes, mais les victimes des deux camps témoignent d'un conflit qui dégénére. Les partisans d'Assad, eux-aussi, s'approvisionnent en armes.

Le grand Muffti Hassoun, une autorité islamique, menace d'une exportation de la violence, en cas d'intervention extérieure : « Si l'étranger attaque la Syrie, déclare-t-il, des Libanais et des Syriens pratiqueront des attentats suicide en Europe, en Israël et en Amérique. Les martyrs sont déjà parmi vous et nous nous préparons au cas où la Syrie ou le Liban seraient attaqués. D'après la loi : œil pour œil, dent pour dent. Vous avez commencé, nous avons le droit pour nous. »

Menaces de représailles

Syrian President Bashar Assad (R) meets with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov (L) at the Ash-Shaeb presidential palace in Damascus, Syria, 20 March 2008 Sergei Lavrov is in Damascus for talks on the Middle East peace process, Iraq, Lebanon and the Palestinian issue. EPA/YOUSSEF BADAWI +++(c) dpa - Report+++

La Syrie a le soutien de la Russie - le ministre Sergueï Lavrov à gauche - et de la Chine

De même au plan politique, le ton se radicalise. Le ministre des Affaires étrangères syrien demande que les diplomates de son pays soient protégés. Si l'Europe ne le fait pas, le même traitement sera réservé à ses diplomates en Syrie, déclare-t-il. Le ministre fait allusion aux attaques contre les représentations diplomatiques à Berlin, Hambourg, Vienne ou Genève après la mort d'un leader de l'opposition kurde.

D'autres représailles sont annoncées en cas de reconnaissance du Conseil national syrien (CNS), une instance créée au début du mois par l'opposition et regroupant ses principaux courants. Pendant ce temps, la violence se poursuit. Pour le seul week-end dernier, on comptait 31 morts, dont 17 soldats. Ces derniers sont souvent agressés par des déserteurs, dont certains se sont regroupés dans un groupe baptisé "Armée libre syrienne". Des déserteurs écœurés par la violence de la répression menée par Bachar al-Assad.

Pourtant, Razan Zaitouna, membre de l'opposition et défenseur des droits de l'Homme, appelle depuis la clandestinité à poursuivre la révolution avec des moyens pacifiques. Les déserteurs sont, dit-elle, la preuve que le régime d'Assad est en train de pourrir de l'intérieur. La confrontation armée par contre, c'est justement ce que cherche le dirigeant syrien car il dispose de considérables moyens militaires.

Auteurs : Ulrich Liebholdt (Amman), Elisabeth Cadot
Edition : Georges Ibrahim Tounkara

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