Un air de guerre civile | Coupe du monde de football 2018 | DW | 03.02.2011
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Mondial 2018

Un air de guerre civile

Les partisans du président Hosni Moubarak ont attaqué les opposants réunis sur la place Tahrir au Caire. L’armée s’est interposée entre les deux camps mais les affrontements qui ont déjà fait six morts se poursuivent.

Les opposants et partisans du président Hosni Moubarak se sont affrontés à coups de pierres

Les opposants et partisans du président Hosni Moubarak se sont affrontés à coups de pierres

Des partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont franchi peu avant midi heure locale le cordon formé par l'armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire. Des affrontements sont signalés autour de cette place qui est l’épicentre de la contestation. A la suite des heurts meurtriers de la nuit dernière, la question essentielle est de savoir si la réaction des partisans pro-Moubarak est téléguidée par le pouvoir. Le gouvernement égyptien s’en défend et le Premier ministre Ahmad Chafic a ordonné l’ouverture d’une enquête. Mais une centaine de ses partisans ont été capturés et selon les opposants qui manifestent depuis dix jours, il y aurait parmi eux plusieurs membres de la police.

Les affrontements de cette nuit ont été extrêmement violents : il y a eu au moins six morts et plus de huit cent blessés. La plupart ont dû être soignés sur place. « Nous avons eu beaucoup de blessés avec des coupures, des fractures ou des plaies profondes. La plupart d’entre eux étaient totalement épuisés », a expliqué Medhat Ramadan, un médecin qui a passé la nuit sur la place Tahrir.

Un tank de l'armée égyptienne jeudi sur la place Tahrir

Un tank de l'armée égyptienne jeudi sur la place Tahrir

L’armée critiquée

Face à cela, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a demandé que les responsables de ces violences soient traduits devant la justice. Tandis que cinq pays, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie ont appelé à une « transition rapide et ordonnée » en Egypte. La situation se dégrade donc assez vite au Caire : des détonations sonmt signalées au centre de la capitale égyptienne et les affrontements ont repris entre les deux camps qui se défient sous le regard de l'armée qui, pour la première fois, est critiquée pour son inaction durant ces violences.

Autweur : Jean-Michel Bos

Edition : Aude Gensbittel/ Philippe Pognan

La rédaction vous recommande

Publicité