Syrie : la répression se poursuit | Coupe du monde de football 2018 | DW | 05.08.2011
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Mondial 2018

Syrie : la répression se poursuit

Des milliers de Syriens sont descendus dans la rue pour le premier vendredi du mois de ramadan. La répression de la contestation par le régime du président Bachar al-Assad a fait à nouveau plusieurs morts.

default

Pour le sixième jour consécutif, les chars syriens ont par ailleurs bombardé Hama, ville située à 200 km au nord de Damas. C'est ce que rapportent des habitants et des militants des droits de l'Homme. L'assaut lancé par le régime de Bachar al-Assad contre Hama a fait au moins 135 morts depuis dimanche.

Hama, ville martyre

Hama avait déjà été le théâtre d'un massacre, en 1982. Les troupes de Hafez al-Assad, le père de l'actuel président syrien, avaient alors réprimé une révolte des Frères musulmans. 20.000 personnes avaient été tuées. Cette ville martyre est en ce moment même coupée du monde. Les liaisons téléphoniques y sont quasiment impossibles.

Syrien Opposition Damaskus Protest Demonstration Assad 01.07.2011

La répression a entraîné la mort de plus de 2000 Syriens

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a accusé hier soir le régime du président syrien Bachar al Assad d'avoir provoqué la mort de plus de 2.000 personnes depuis le début de la répression des manifestations pacifiques, le 15 mars dernier.

Lenteur de l'ONU

Damas a proprement ignoré la déclaration adoptée mercredi soir par le Conseil de sécurité des Nations unies qui appelle à la fin des violences contre les civils. Il est vrai que l'ONU a réagi plus que mollement face au drame que vivent actuellement les Syriens. Il y a eu d'abord trois jours de pourparlers au sein du Conseil de sécurité qui n'ont strictement rien donné. Puis il y a eu mercredi soir la déclaration que vous évoquiez qui n'a en fait aucune force contraignante. Cela dit, suite à la condamnation onusienne de la répression, Bachar al-Assad a fait un tout petit pas. Il a promulgué un décret qui autorise le multipartisme. Seulement voilà, il s'agit d'une mascarade de multipartisme puisque les éventuels nouveaux partis devront évoluer dans l'ombre du parti Baas, au pouvoir depuis 1963.

Changement d'attitude de la Russie

La Syrie est l'allié traditionnel de Moscou au Moyen-Orient. Dmitri Medevedev s'oppose depuis plusieurs mois à toute sanction de l'ONU à l'égard de Damas. Mais le président russe a déclaré à la radio russe qu'il allait insister auprès de son homologue syrien pour qu'il mette en œuvre des mesures et fasse la paix avec l'opposition - sinon, a-t-il souligné, des décisions devraient être prises, face à une situation que Dmitri Medevedev qualifie de dramatique.

Auteur : Carine Debrabandère, dpa, afp
Edition : Jean-Michel Bos