RDC : des questions autour d′un nouveau vaccin contre Ebola | Afrique | DW | 29.07.2019
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Afrique

RDC : des questions autour d'un nouveau vaccin contre Ebola

Le ministère de la santé congolais jette l'éponge et dénonce des pressions autour d'un nouveau vaccin.

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Ecoutez le sujet de notre correspondant à Kinshasa...

Dans sa lettre de démission la semaine dernière, le désormais ex-ministre de la Santé, Oly Ilunga, faisait état "de fortes pressions exercées depuis plusieurs mois pour la mise en œuvre d’un nouveau vaccin" dans la lutte contre Ebola. De qui venaient donc ces pressions ? Elle ne venaient pas de l’OMS, répond l'organisation.

Oly Ilunga évoque lui un "consortium opaque" qui s’est constitué et un "lobby malveillant" qui est à l’œuvre pour imposer le vaccin expérimental, produit par un laboratoire belge filiale du fabricant pharmaceutique Johnson & Johnson.

Oly Illunga estimait que ce produit était inefficace. Aujourd'hui Jean-Jacques Muyembe, le nouveau coordonnateur de la lutte anti-Ebola, s’est engagé à former un groupe scientifique au niveau national pour étudier cet éventuel deuxième vaccin.

Deux vaccins très différents

Jusqu'ici c'est en effet le vaccin produit par le laboratoire américain Merck qui a été utilisé en RDC. Selon les experts, le vaccin Merck est adapté aux situations de crise car il s’injecte en une seule dose et assure une immunité dans les 10 jours.

En revanche, le vaccin produit par Johnson & Johnson requiert l’administration de deux doses à 56 jours d’intervalle. Cela risque de poser un problème pour le suivi des patients dans cette partie du pays en proie à des violences.

Mais dans tous les cas le médicament ne sera pas utilisé tout de suite comme l'explique le Dr. Eric Kanza, expert en certification de vaccins et de médicaments :

"Cela doit être un vaccin qui a déjà franchi l’étape des essais précliniques (phase 1), là nous sommes dans la phase clinique (phase 2 et 3) pour essayer de déterminer l’efficacité du vaccin et en comparant ce vaccin a un autre qui a déjà fait ses preuves."

Cette dixième épidémie d’Ebola, déclarée il y a presque un an, est la plus meurtrière avec au moins 1750 décès enregistrés.

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