Quels sont les soutiens des protagonistes libyens ? | Afrique | DW | 01.07.2019
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Afrique

Quels sont les soutiens des protagonistes libyens ?

Le maréchal Khalifa Haftar accuse la Turquie de soutenir le Premier ministre reconnu par l’ONU, Fayez el-Sarraj. Pourtant, les deux rivaux bénéficient de soutiens militaires régionaux et internationaux.

Écouter l'audio 10:44

"La Turquie et le Qatar sont les principaux soutiens de Fayez el-Sarraj" (Roumiana Ougartchinska)

En dépit de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à la Libye depuis 2011, la Turquie soutient militairement les forces du gouvernement d'union nationale. Elles sont basées à Tripoli et dirigées par le Premier ministre Fayez el-Sarraj.

"Les autres soutiens dont il bénéficie sont les mêmes qu’auparavant, à savoir l’Italie et la Grande-Bretagne, qui se fait très discrète ces derniers temps, mais qui est également un soutien. Il y a donc également en embuscade derrière la Turquie le Qatar. Les amis de mes ennemis sont mes ennemis, l’Iran également semble se joindre à ce club de soutien du gouvernement d’Union nationale installé à Tripoli" explique Roumiana Ougartchinska, spécialiste de la Libye en France et auteur du livre  "Pour la peau de Kadhafi"  paru aux éditions Fayard.

Les soutiens de Khalifa Haftar

Les troupes de Khalifa Haftar contrôlent une large partie du pays et continuent leur offensive contre Tripoli où siège le gouvernement d’union nationale.

Soutenu par le Parlement de Tobrouk dans l'Est depuis 2014, Khalifa Haftar, longtemps proche des Américains, s’appuie aujourd’hui sur plusieurs puissances régionales et étrangères.

Écouter l'audio 04:47

Michel Scarbonchi : "Khalifa Haftar s’appuie sur plusieurs puissances régionales et étrangères"

"Depuis le début, ses principaux soutiens étaient l'Egypte et les Émirats arabes unis. Ensuite, l'Arabie saoudite récemment l'a soutenu officiellement dès le début de la campagne pour prendre Tripoli (le 4 avril 2019, ndlr) et la Russie depuis deux ans. Et la France bien sûr, depuis l'opération Barkhane (lancée le 1er août 2014, à la suite de l'opération  militaire française Serval), depuis que nous sommes engagés au Sahel pour des raisons militaires et des raisons de sécurité, nous avons toujours soutenu le maréchal Haftar", explique Michel Scarbonchi, ex-eurodéputé français et proche de Khalifa Haftar.

Le Tchad et le Niger coopèrent aussi avec l’armée du maréchal Khalifa Haftar, essentiellement dans la lutte contre les terroristes qui écument la bande sahélo-saharienne au sud de la Libye.

Libération sur fond de tension

Selon le ministère turc des Affaires étrangères, six ressortissants turcs détenus en Libye par les forces du maréchal Khalifa Haftar ont été relâchés après des menaces proférées par Ankara contre l’homme fort de l’Est de la Libye, Khalifa Haftar.

Celui-ci  avait menacé vendredi dernier de s'en prendre aux intérêts turcs dans son pays. Il  accuse Ankara de soutenir militairement ses rivaux du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et dont le siège se trouve dans la capitale Tripoli.

Türkei Wahlen Wahlkampf Recep Tayyip Erdogan (Reuters/M. Sezer)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est un allié du Premier ministre Fayez el-Sarraj.

En fin de semaine dernière, le maréchal  Khalifa Haftar a ordonné à ses forces de prendre pour cible les navires et intérêts turcs, d'interdire les vols depuis et vers la Turquie et d'arrêter les ressortissants turcs en Libye. Une décision prise après échoué à maintes reprises à prendre le contrôle de Tripoli.

Signe de cette tension, les vols en direction de  la Turquie à partir de Benghazi (bastion de Khalifa Haftar dans l’est) ont été suspendus samedi. Pendant ce temps, les vols à destination d'Istanbul se "poursuivaient normalement depuis Tripoli et Misrata (ouest)", sous le contrôle du gouvernement d'union nationale GNA.

Confirmation

Le 19 juin, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait confirmé que son pays fournissait des armes au gouvernement d'union nationale basé à Tripoli. Arguant du fait que ces équipements militaires avaient permis à Tripoli de "rééquilibrer" la situation face aux forces de Khalifa Haftar, soutenues par les Emirats arabes unis et l'Egypte.

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