Nkurunziza se met hors-jeu, l’opposition n’y croit pas | Afrique | DW | 08.06.2018
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Afrique

Nkurunziza se met hors-jeu, l’opposition n’y croit pas

À Bujumbura, les habitants se réjouissent de l'annonce surprise du président Pierre Nkurunziza. La plupart voient en cette annonce, un début du règlement de la crise politique mais l’opposition politique reste sceptique.

Écouter l'audio 01:46

"C'est de la poudre aux yeux " (Dieudonné Bashirahishize)

Le président burundais, Pierre Nkurunziza a annoncé que son séjour au pouvoir prenait fin en 2020 et qu’il s'apprêtait à soutenir celui que le Burundi élirait. Une surprise de taille puisqu’il venait de promulguer une nouvelle Constitution lui permettant potentiellement de rester au pouvoir jusqu'en 2034.

Le président Nkurunziza laisse penser qu'il se met hors-jeu pour 2020 mais l’opposition demeure sceptique. Surtout celle vivant au Rwanda. Ils sont des milliers à fuir le pays pour trouver refuge au Rwanda notamment des leaders politiques. Si certains prennent cette annonce avec des pincettes, François Nyamoya, secrétaire général du parti MSD n’y croit pas du tout.

"Comment se fait-il que quelqu’un qui, contre toute logique, et malgré des pressions, modifie une constitution qui va dans son intérêt personnel, et qui, subitement dit, je ne vais pas me représenter. C’est-à-dire qu’il s’est passé quelque chose qui l’a contraint à dire je ne vais pas me représenter. Quoi ? Ça je ne pourrais pas vous le dire."

Le référendum qui fâche  

La tenue référendum constitutionnel a été pour l’opposition, la provocation de trop. Ses réactions se sont faites entendre à l’intérieur tout comme à l’extérieur du Burundi, dénonçant la violation de la constitution.

"Ou bien il essaie de jeter de la poudre aux yeux de l’opinion, il essaie d’endormir ses opposants internes qui deviennent de plus en plus forts, ou bien il essaie de manipuler, de dire à la communauté internationale, vous pouvez patienter, je n’ai que deux ans encore", s’est demandé Dieudonné Bashirahishize, un avocat Burundais en exil à Kigali.

Depuis le coup d’état manqué de mai 2015, mené alors qu’il était en réunion avec des chefs d’état de la communauté est africaine en Tanzanie, le président du Burundi n’a plus quitté son pays. Ce que son opposition considère comme une pression qui le contraint à ne plus voyager. 

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