Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité | Afrique | DW | 20.04.2020
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Afrique

Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité

Le second tour des élections législatives de dimanche (19.04) a été perturbé par des actes de violence dans le centre et le nord du pays. Comme lors du 1er tour, peu d’électeurs se sont acquittés de leur devoir citoyen.

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"L’affluence était faible par rapport au 1er tour" (Niamakoro Zarabakoro)

Selon la Synergie, une plateforme d'organisations de la société civile qui supervisé le second tour de ces législatives, le taux de participation oscillerait entre 22 et 23%.

Par ailleurs, à Ouro-Mody (région de Mopti, Centre), un président d'un bureau de vote a été enlevé alors que les autres membres et des représentants de la commission électorale étaient "chassés par des hommes armés".

Dans les communes de Sosobé et Togorougoumbé (Centre), le vote n'a pas eu lieu à cause des jihadistes qui ont menacé de s'en prendre aux électeurs, à en croire des témoins.

Le contexte sécuritaire et sanitaire a découragé les électeurs à aller voter

Le contexte sécuritaire et sanitaire a découragé les électeurs à aller voter

Plusieurs témoins ont indiqué que les électeurs n'ont pas voté à Talataye et Ouatagouna, dans le cercle d'Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Situation identique dans la commune Gabero (Gao, Nord) et dans plusieurs localités de la région de Tombouctou (nord).

La mission d’Observation électorale de la Synergie a au relevé "une démultiplication de la pratique d'achats de vote dans plusieurs centres de vote".

Renouvellement de l’Assemblée nationale

En dépit du climat sécuritaire et sanitaire, la majorité des acteurs politiques avaient milités pour le maintien de ces élections législatives plusieurs fois reportées. "En démocratie, rien ne vaut la pleine légalité constitutionnelle", avait récemment indiqué le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans un message à la nation.

Tout comme le second tour, premier tour avait  été marqué par des enlèvements de présidents de bureau, de vol et de destruction d'urnes.

Un millier de bureaux environ, sur plus de 22.000, n'ont pas ouvert au premier tour, a admis le ministre de l'Administration territoriale Boubacar Alpha Bah, dans des propos rapportés par la télévision publique.

L’opposant Soumaïla Cissé a été réélu dès le 1er tour des législatives

L’opposant Soumaïla Cissé a été réélu dès le 1er tour des législatives

Dans certaines régions du nord, le large taux de participation (plus de 85% à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6%, avec des députés élus avec 91% ou 97% des suffrages) laisse envisager  "une possibilité de fraude", dit un diplomate sahélien.

À Bamako, la capitale, la participation au premier tour était de 12,9%. Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus. Parmi eux: Soumaïla Cissé.

Le chef de file de l'opposition, avait été kidnappé le 25 mars alors qu'il était en campagne. La katiba Macina, groupe djihadiste d'Amadou Koufa serait à l’origine de cet enlèvement  et des négociations sont en cours pour obtenir sa libération.

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