L′UE prend de nouvelles sanctions contre la Syrie | International | DW | 23.05.2011
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International

L'UE prend de nouvelles sanctions contre la Syrie

L’UE durcit sa position envers le régime du président Bachar el Assad. Le président Assad et neuf autres hauts fonctionnaires sont ainsi désormais déclarés „persona non grata" sur le territoire de l’Union européenne,

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La diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton

Autres sanctions;le gel de leurs biens et avoirs bancaires dans les pays de l'Union européenne.

L’Union européenne augmente donc la pression sur le régime de Damas. Le 10 mai dernier, un premier train de sanctions avait déjà établi un embargo sur les armes à destination de la Syrie, une suspension de l’aide au développement ainsi que des interdictions de visas et des gels d’avoirs pour 13 représentants du régime syrien. Parmi ces derniers : un frère et plusieurs cousins de Bachar el Assad. Le chef de l’Etat lui-même avait été épargné par ces mesures, cela n’est donc plus le cas avec les nouvelles sanctions qui entrent officiellement en vigueur dès demain mardi. Si l’UE n’a pas pris de sanctions il y a 15 jours déjà envers le président Assad lui-même, c'est que comme le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle l’a expliqué à Bruxelles, on voulait lui construire "une passerelle" afin qu’il revienne de lui-même à «  une politique du dialogue et cesse la répression » Mais cette "passerelle, il ne l’a pas utilisée! Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a pour sa part déclaré que la Syrie devait, au cours des prochains jours, «prendre le chemin des réformes, pas de la répression.» De même ,la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a elle-même exhorté le régime syrien à «agir rapidement».

Baschar al Assad bei seiner Rede in Damaskus Bashar Assad

Bachar al Assad lors d'un discours au Parlement à Damas

Que ces appels soient entendus à Damas et suivis d'actes, cela semble peu probable, car malgré des promesses répétées de changements, le régime baassiste de Bachar el Assad continue depuis la mi - mars déjà de réprimer brutalement le mouvement de contestation en Syrie, faisant la sourde oreille aux appels pressants de la communauté internationale, comme aussi aux avertissements la semaine dernière de la part de Washington. Barack Obama avait signifié au président Assad qu’il avait « le choix entre diriger la transition ou s’écarter. »

Près de 900 morts, des milliers de blessés et 8000 arrestations, tel est le bilan que l’ONU et diverses ONG dressent de la répression des manifestations des dernières semaines. En raison de réticences de la part de Pékin et de Moscou, le Conseil de Sécurité de l’ONU ne s’est pas encore prononcé sur le dossier syrien.

L'avocat et défenseur syrien des droits de l'Homme, Anwar al-Bunni, libéré de prison ce week-end au terme d'une peine de cinq ans, a exhorté ce lundi les autorités de Damas à mettre en oeuvre les réformes promises en remettant en liberté tous les prisonniers politiques. M.Bunni avait été arrêté, puis emprisonné pour avoir signé en 2006 "la Déclaration de Damas", une pétition de l'opposition réclamant des changements démocratiques.

Auteur : Philippe Pognan
Edition: Tounkara, Brahima

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