L′offensive turque en Syrie provoque une crise humanitaire | International | DW | 14.10.2019
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International

L'offensive turque en Syrie provoque une crise humanitaire

D'après les Nations unies, au moins cent mille personnes sont en fuite depuis le déclenchement de l'offensive turque dans le nord de la Syrie. Des raids contre des centres de santé inquiètent les humanitaires.

Écouter l'audio 02:04

"L'attaque à la bombe visait aujourd'hui les civils" - Un habitant

Alors que le bilan des dégâts collatéraux risque de s'aggraver, les organisations humanitaires s'alarment de la situation des civils dans le nord de la Syrie. Des maisons mais aussi des installations médicales d'urgence sont également la cible des bombardements, à en croire les témoignages des habitants, à l'instar de Jenkin Murad, qui a vu la mort en face.

Le jeune Syrien de 35 ans reçoit des soins à l'hôpital de la ville de Qamishli. Il souffre de graves blessures causées par les bombardements."Je ne sais pas si c'était un obus de mortier ou d'artillerie", raconte-t-il.

"D'abord ce sont les voisins qui ont été touchés. Je suis allé les rejoindre quand soudain j'ai été atteint à mon tour. Je ne sais plus ce qui s'est passé par la suite. Ils ont extrait des éclats d'obus de mon ventre. Un autre éclat a coupé une veine de mon pied", poursuit Jenkin Murad.

Des civils dans le viseur

Officiellement, la Turquie indique avoir lancé une offensive militaire contre les combattants kurdes de l'YPG qu'elle considère comme étant des terroristes.

Or certains habitants rapportent qu'il n'y a pas que les combattants kurdes qui sont visés. Pour Joan Mahdi, parent d'une autre victime de bombardement, "l'attaque à la bombe visait les civils. Ce n'était pas les combattants de l'YPG qui étaient ciblés. Dans la zone bombardée, il n'y avait aucun membre de ce groupe. Rien que des civils".

D'après l'ONG Médecins sans frontières, un hôpital de Tel Abyad a dû fermer car la plupart des membres du personnel ont fui la ville.

Appel à l'aide

Dans la zone frontalière, des médecins et des aides-soignants s'occupent des victimes. Hassan, médecin, témoigne et raconte "qu'il y a beaucoup de civils blessés dont des enfants et des femmes. Les autres, ce sont tous des personnes âgées incapables de fuir. Nous appelons les organisations médicales du monde entier à nous envoyer de l'aide. Surtout à notre hôpital et les cliniques situées dans le nord de la Syrie parce que les blessés se multiplient et nos moyens sont limités".

Les Nations unies alertent sur l'approvisionnement en eau potable qui est désormais aussi menacé à cause des bombardements sur les installations de pompage. Autour de la ville de Ras al-Ain, où les combats se concentrent, des réfugiés ont commencé à évacuer leurs camps. Environ 5.000 personnes déplacées doivent désormais être mis en sécurité ailleurs. D'autres camps sont également sur le point de fermer.

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