Liberté pour des activistes nigériens après quatre mois de détention | Afrique | DW | 24.07.2018
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Afrique

Liberté pour des activistes nigériens après quatre mois de détention

La justice nigérienne a rendu son verdict mardi (24.07) dans le procès des acteurs de la société civile arrêtés le 25 mars lors d'une manifestation. Ils ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis.

Écouter l'audio 01:58

"Le juge a refusé de servir d’instrument" (Me Boudal Mouloul Effred, avocat de la défense)

Après quatre mois de prison pour participation à une manifestation interdite, les activistes recouvrent la liberté. Le juge a rendu son délibéré ce mardi 24 juillet 2017. Il les a condamnés à trois mois de prison avec sursis alors que le parquet avait requis trois ans ferme. Me Boudal Mouloul Effred, l’un des avocats, salue l’indépendance de la justice nigérienne qui a, selon lui, dit le droit.

"Je pense que le juge a refusé de servir d’instrument. C’est tout à fait la fierté. Nous allons continuer à porter nos robes avec fierté parce que quelque part, il y a des juges qui disent le droit", a indiqué l'avocat. 

C’est un procès historique qui a mobilisé de milliers de citoyens nigériens, acteurs de la société civile et la classe politique regroupée au sein de l’opposition. Même la communauté internationale s’est intéressée à la situation des acteurs de la société civile nigérienne. 

Le Directeur régional de l’Afrique de l’ouest d’Amnesty International, Alioune Tine, a fait le déplacement de Dakar pour soutenir les acteurs de la société civile. Il était dans la salle d’audience et salue lui aussi la décision du juge.

"Ce qu’il faut dire haut et fort, c'est que nous faisons le constat que quand même au Niger, il y a une justice indépendante, il y a des magistrats qui sont indépendants. Cette décision est juste, cette décision est conforme au droit", a-t-il souligné. 

Poursuivre la lutte citoyenne 

Pour les acteurs de la société civile, le combat est loin de s’arrêter là. Ils vont poursuivre la lutte pour la sauvegarde des acquis démocratique, estime Dr Souley Adji, d’Alternative Espace Citoyens.

"Le combat ne fait que commencer. Donc il y aura une nouvelle flambée de luttes sociales pour que les libertés soient davantage reconnues, parce que jusque là, il n y a pas de droit de manifester, de faire des marches. Il faut que l’état du Niger reconnaisse que nous sommes un État de droit", a-t-il indiqué. 

Parmi les leaders de la société civile, seul Me Lirwana Abdoulrahamane reste en prison, mais pas pour cette affaire. Il a été condamné le 23 juillet 2018 à 24 mois de prison dont douze avec sursis pour outrage à magistrat.

 

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