Les droits de l′Homme après le 11 Septembre | Coupe du monde de football 2018 | DW | 07.09.2011
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Mondial 2018

Les droits de l'Homme après le 11 Septembre

Dix ans après les attaques du 11 septembre 2001, la lutte internationale anti-terrorisme se poursuit. Avec elle, les tortures ou les arrestations arbitraires. Des dérives autoritaires dénoncées par Amnesty International.

default

Depuis 50 ans, Amnesty International défend les opprimés

« Nous avons le devoir d'aller de l'avant, plutôt que de ressasser le passé. » Cette phrase, Barack Obama l'a prononcée quelques mois après son investiture à la Maison Blanche. Le président américain entendait ainsi se démarquer de son prédécesseur George W. Bush notamment en matière de lutte contre le terrorisme. George W. Bush qui, selon Michael Ratner, président du Centre des droits constitutionnels à New York, a mené une opération Condor à l'américaine. Une expression qui fait référence à l'opération menée au Chili pendant la dictature d'Augusto Pinochet qui faisait poursuivre et assassiner les dissidents politiques dans le monde entier.

George Busch mit Colin Powell und Donald Rumsfeld

Beaucoup estiment que les moyens anti-terroristes employés par Bush étaient illégaux

Michael Ratner :

« En novembre 2001, deux mois seulement après les attentats, j'ai appris dans les journaux que le président avait signé un décret militaire concernant le jugement et la détention des personnes impliquées dans le terrorisme. Pour moi, c'était un coup d'Etat ! George W. Bush s'est octroyé le droit de capturer des gens partout dans le monde, des gens que lui-même jugeait coupables d'un acte terroriste, et de les détenir indéfiniment dans des prisons, sans aucun droit, si ce n'est celui d'être jugés par des commissions militaires, des tribunaux qu'il a créés après les faits, ce qui est parfaitement illégal ! »


Malgré les promesses de Barack Obama, la prison de Guantanamo est toujours en activité, et le sort des détenus toujours en suspens.

Galerie 50 Jahre Amnesty International AI Menschenrechte Guantanamo USA

Barack Obama avait promis la fermeture de Guantanamo à son arrivée au pouvoir

Autre pratique associée à la lutte contre le terrorisme : les listes noires dressées par les Etats-Unis et l'Union Européenne. Une pratique que dénonce Véronique Dudouet, chercheuse au Centre Berghof à Berlin.

« Si le but des listes noires ou des listes antiterroristes est de forcer les soi-disant groupes terroristes à adopter des politiques plus pacifiques et à aller vers la table des négociations, en fait elles ont un effet complètement contraire en poussant ces groupes à se re-radicaliser, et à aller encore plus loin des sorties pacifiques des conflits, donc c'est complètement contre-productif. »

Amnesty International demande à ce que les innocents soient retirés de ces listes au plus vite, et qu'ils soient dédommagés.

Auteur : Audrey Parmentier
Édition : Aude Gensbittel