Le Togo mise sur la Zlec | Afrique | DW | 14.06.2019
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Afrique

Le Togo mise sur la Zlec

Pour atteindre les objectifs fixés dans son plan national de développement, le Togo mise sur les investissements privés mais aussi sur la zone de libre-échange continentale. Idée évoquée lors du sommet Togo-UE à Lomé.

Écouter l'audio 02:06

"La Zlec va d’abord harmoniser les tarifs" (Carlos Lopes)

La zone de libre-échange continentale (Zlec) a été  discutée en marge du premier sommet "Union européenne - Togo" tenu à Lomé. Elle représente un marché d'1,2 milliards de consommateurs. Le concept fait déjà rêver le président togolais, Faure Gnassingbé qui ambitionne de transformer son pays en hub logistique et financier.

L’idée est louable, mais il reste encore beaucoup à faire. Entre le refus et l’hésitation de certains gouvernements à harmoniser les législations commerciales, un pays comme le Togo risque d’être freiné dans son élan.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas y croire, estime Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique :

"La Zlec est sur la bonne voie. Mais vous savez, les gens sont un peu impatients. D’abord, ils confondent libre-échange et marché commun. Ils pensent qu’on va aller tout de suite au marché commun. Le marché commun, c’est l’objectif principal à long terme. Mais il faut commencer quelque part."

Peser au niveau mondial

Pour Carlos Lopes, la mise en place de la zone de libre-échange continentale est une occasion pour les pays d'accroître leurs poids au sein du commerce mondial.

"Elle va d’abord harmoniser les tarifs. Ce qui va permettre l’élimination de 90% des lignes tarifaires de certains pays par rapport à leurs voisins."

La Zlec regroupe les pays ici en jaune.

La Zlec regroupe les pays ici en jaune.

Le professeur à l'école de gouvernance publique „Mandela“ de l'université du Cap en Afrique du sud soutient qu’une grande zone non-tarifaire est toujours attrayante pour les investissements directs étrangers.

Il en va de même pour les petites et moyennes entreprises qui peuvent entrer dans des chaînes de valeur transfrontalières ou sous régionales.

"La plupart des transactions qui affectent les petites et moyennes entreprises en Afrique sont informelles. On ne passe pas par les douanes ; d’abord c’est très compliqué, deuxièmement il y a trop de corruption, troisièmement il n’y a pas de facilitations de commerce et quatrièmement, il y a des tarifs prohibitifs. Et les premiers bénéficiaires seront ceux et celles qui sont dans des petits business, dans les petites activités parce qu’ils n’auront plus à payer des tarifs, ils n’auront pas non plus à subir les tracasseries douanières."

Avec les 22 ratifications nécessaires, la Zlec peut officiellement entrer en vigueur. Elle sera donc lancée lors du prochain sommet de l'Union africaine, à Niamey, le mois prochain.

Audios et vidéos sur le sujet

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