Le SPD accepte le principe d′une nouvelle alliance avec Angela Merkel | Vu d′Allemagne | DW | 21.01.2018
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Vu d'Allemagne

Le SPD accepte le principe d'une nouvelle alliance avec Angela Merkel

Après plusieurs heures de débat, une majorité de délégués du parti social-démocrate s'est prononcée en faveur de négociations pour former un gouvernement commun avec les conservateurs de la chancelière Angela Merkel.

Il s'en est fallu de peu mais le SPD a finalement approuvé le principe d'un gouvernement commun avec la CDU d'Angela Merkel et ses alliés bavarois de la CSU. 

Réunis à Bonn, à deux pas de la Deutsche Welle, les délégués ont approuvé d'une courte tête, 362 voix sur 642, l'ouverture de nouveaux pourparlers pour former une grande coalition entre SPD et CDU/CSU. Des discussions qui doivent en principe mettre fin au blocage politique dans lequel est plongé l'Allemagne depuis les dernières élections législatives, le 24 septembre 2017. 

Une victoire épuisante

Le président du parti, Martin Schulz, aura donc finalement réussi à convaincre environ 56% des délégués. A l'annonce des résultats, il s’est contenté d’un sourire fatigué et pour cause : ces derniers mois ont été mouvementés pour l'ancien président du Parlement européen et, lors de ce vote dominical, il jouait aussi son avenir à la tête du parti.

<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="de"><p lang="fr" dir="ltr">Je salue le sens des responsabilités du SPD, qui a voté pour la poursuite des négociations de coalition avec la CDU/ CSU. L’Europe a besoin d’une sociale- démocratie engagée et constructive. Il reste à convaincre la base par des avancées progressistes dans le contrat de coalition</p>&mdash; Pierre Moscovici (@pierremoscovici) <a href="https://twitter.com/pierremoscovici/status/955106584874635264?ref_src=twsrc%5Etfw">21. Januar 2018</a></blockquote>
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Auparavant, dans un discours enflammé, en particulier sur l'Europe, Martin Schulz a défendu le projet d'alliance avec les conservateurs, assurant avoir obtenu certaines concessions "historiques", notamment dans le domaine de l'assurance santé, des exportations d'armes ou encore de la retraite. Il a aussi martelé que sans les sociaux-démocrates portant des réformes sociales et citoyennes, le populisme de droite ne pourrait être vaincu. 

Des négociations qui s'annoncent difficiles

Le combat n’en a pas été moins rude. Au fil des interventions, Martin Schulz et ses alliés ont pu mesurer la profondeur des divisions au sein de leur parti. La jeune génération en particulier est très remontée contre la perspective de rester partenaire des démocrates chrétiens. Ses militants réunis autour de Kevin Kühnert, qui dirige les Jusos (les Jeunesses du SPD) estiment que leur parti a déjà accordé trop de compromis aux conservateurs lors des pourparlers préliminaires, notamment sur la fiscalité, la santé et l'immigration. 

Außerordentlicher SPD-Parteitag Juso-Bundesvorsitzender Kevin Kühnert (picture alliance/dpa/K. Nietfeld)

Kevin Kühnert, le chef des Jusos, les jeunes du parti social-démocrate

Au final, plus que le discours de Martin Schulz ou les promesses d'Andrea Nahles, la cheffe du groupe parlementaire, de ne rien lâcher sur les négociations à venir, ce sera sans-doute davantage la crainte de nouvelles élections qui aura pesé dans la balance. Selon des sondages actuels, le parti social-démocrate décrocherait péniblement 20% des voix si les Allemands retournaient demain aux urnes. 

Reste que, malgré ce vote positif, la fin de l'imbroglio gouvernemental n'est pas pour demain. La direction du SPD s'est en effet engagée à soumettre de nouveau les résultats des futures négociations à ses militants. 

(avec AFP, dpa, KNA)

 

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