Le pouvoir tchadien sous pression ? | Afrique | DW | 11.07.2019
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Afrique

Le pouvoir tchadien sous pression ?

Idriss Deby Itno, président du Tchad, a annoncé l’octroi de subventions annuelles aux partis d'opposition, suspendues depuis des années, ainsi que le maintien des législatives pour la fin de l’année.

Les mesures de décrispation ont été annoncées par Idriss Deby Itno alors que l’Union européenne et les Etats-Unis font pression pour organiser des élections et ouvrir l’espace politique. 

Avant la rencontre avec les partis politiques mercredi (10 juillet), le mouvement les Transformateurs s’est vu refuser, début juin, un agrément qui lui aurait permis de devenir un parti politique. 

Il y a eu alors des échauffourées, entre les militants du mouvement et les forces de l’ordre, qui s’en étaient notamment pris à des membres du personnel diplomatique européen. 

Dans la foulée, l’ambassade des Etats-Unis appelé à un processus électoral crédible dans le pays. 
La pression américaine a-t-elle eu des conséquences sur le gouvernement tchadien ? Pour l’opposant Saleh Kebzabo, le pouvoir tchadien cherche à "plaire" à la communauté internationale. 

"En ce qui concerne la subvention, c’est un droit. C’est la loi qui le prescrit donc ça ne doit pas être au bon vouloir du président. Pour ce qui concerne les législatives, le président s’est encore aventuré à annoncer le mois de décembre. Il s’est aventuré parce que les élections ne peuvent techniquement pas  avoir lieu en décembre. Il veut plaire peut-être à certains partis politiques mais surtout à la communauté internationale pour obtenir un financement."

Tschad Oppositionsführer Saleh Kebzabo (Tchindebbé Patalle)

Saleh Kebzabo, leader d'opposition

Selon Saleh Kebzabo, les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections en décembre, le délai lui paraissant trop court notamment pour le recensement électoral.  

Du côté du pouvoir, on réfute toute pression de la communauté internationale. Mahamat Zène Bada est le secrétaire général du MPS, le parti au pouvoir. 

"Nous n’avons pas besoin de plaire à qui que ce soit. Nous sommes un pays souverain. Et les élections sont une affaire de souveraineté. Nous ne subissons aucune pression. Et nous avons dit que c’est le Tchad qui organise les élections. Si les partenaires veulent nous aider, ils nous aident. Mais s’ils n’aident pas après tout ce n’est qu’une aide. Et les élections vont avoir lieu, quoi qu'il arrive."

Les législatives au Tchad ont été reportées à plusieurs reprises depuis 2015. Mais au-delà des appels à un processus électoral crédible, le régime du président Déby demeure un allié des puissances occidentales en matière de lutte contre le terrorisme. 

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