Le centre du Mali fait redouter le pire | Afrique | DW | 28.03.2019
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Afrique

Le centre du Mali fait redouter le pire

Après le massacre du village d'Ogossagou, les tensions communautaires sont aggravées par la présence de groupes djihadistes qui échappent à tout contrôle. Des groupes armés accusés de commettre de graves crimes.

Écouter l'audio 03:23

"Les djihadistes sont dans la brousse. Ils exigent que les femmes portent le voile" (Mahamadou Nialibouly)

Dans le cercle de Douentza, une région où les affrontements entre les deux communautés existent depuis longtemps, des informations circulent sur certains villages qui seraient désormais sous le contrôle des djihadistes.

Des informations qui parviennent de la région de Douentza évoquent des arrestations arbitraires, exécutions sommaires, certains villages seraient même tombés sous le contrôle de groupes djihadistes.

C'est ce qu'explique le président des Peuls de Douentza ville, Mahamadou Nialibouly.

"Les djihadistes sont dans la brousse. Ils exigent que les femmes portent le voile. Ils interceptent les véhicules et demandent aux transporteurs de séparer les femmes des hommes. Mais les Dan Nan Ambassagou, ils ne veulent pas voir les ethnies peules. Cela fait deux à trois mois maintenant, s’ils voient un Peul, ils l’égorgent." 

L’insécurité est le quotidien des populations

Ces informations ont déjà été révélées sur notre site par le chercheur malien, Adam Thiam, auteur d’un rapport intitulé, « Centre du Mali : enjeux et danger d’une crise négligée ».

Celui-ci évoque en effet une dizaine de villages peuls qui sont tombés sous le contrôle des djihadistes avec des femmes obligées de porter la burqa.

"Ce qu’on ne nous dit pas, je ne sais pas pourquoi le discours ambiant cache cela, ça fait des mois et des mois que ces villages ont alerté l’administration et l’armée, mais il n’y a pas eu d’intervention."

Néanmoins, Ousseni Bocoum, le maire de Douentza, joint il y a quelques instants, ne confirme pas cette information.

"C’est fort possible mais à Douentza, on n’a pas vu ce cas. Nous on n’a pas ces informations que les djihadistes sont venus attaquer une commune ou quoi que ce soit."

Les autorités restent prudentes

Or d’après Mahamadou Nialibouly, président des Peuls de Douentza ville, ce dernier aurait été prévenu de cette situation.

"En tant que communicateur, j'étais allé voir le préfet de Douentza, le maire de Douentza, le commandant des militaires, je leur ai parlé de cette situation."

Il faut rappeler que selon les Nations unies, plus de 500 morts et 58 attaques ont été recensés en 2018 dans cette région du centre du Mali.

Au début du mois, deux fosses communes ont été découvertes à Mondoro, toujours dans le Cercle de Douentza, avec au moins 24 dépouilles mortelles à l'intérieur.

 

Audios et vidéos sur le sujet

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