L’Allemagne à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU | International | DW | 01.04.2019
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International

L’Allemagne à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU

Depuis ce lundi 1er avril, l’Allemagne préside le Conseil de sécurité de l’ONU pour un mois. Berlin veut mettre en avant la prévention des conflits, les violences faites aux femmes et les questions de désarmement.

Écouter l'audio 08:29

"L'Allemagne peut mettre à profit ses deux ans de présence au Conseil de sécurité pour faire avancer les dossiers qu'elle souhaite" - David Capitant

Ce lundi 1er avril, l'Allemagne prend la suite de la France à la tête du Conseil de sécurité de l'ONU. Berlin souhaite faire avancer un certain nombre de dossiers importants à ses yeux. Comme l'a répété le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas ce lundi à New York, il s'agit travailler sur les questions de désarmement, de la prévention des conflits ou encore des violences faites aux femmes.

Pourquoi l'Allemagne peut présider le Conseil de sécurité ? 

L'Allemagne fait partie des dix membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU avec un mandat de deux ans depuis le 1er janvier 2019. C’est le cas aussi de la Côte d’Ivoire ou de la Guinée équatoriale depuis déjà un an. C’est donc ce siège qui permet à Berlin de prendre cette présidence tournante. 

Ecoutez aussi L'Allemagne veut prendre plus de responsabilités dans le monde, Vu d'Allemagne du 9 janvier 2019

Cette présidence est-elle importante ?

L'Allemagne, qui s'est coordonnée avec la France sur un certain nombre de dossiers puisque Paris a présidé le Conseil en mars, s'est fixé des priorités : prévention des conflits,  dossiers des violences faites aux femmes ou encore les questions de désarmement. "La présidence d'un mois laisse peu de temps, mais l'Allemagne est membre non-permanent pour deux ans, cela s'inscrit dans une action plus globale", explique David Capitant, professeur de droit public à l’Université Panthéon-Sorbonne en France et président de l'université franco-allemande.

Bientôt un siège permanent pour l'Allemagne ?

Depuis longtemps l’Allemagne réclame un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce conseil se compose actuellement de cinq membres permanents : la France, la Russie, les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni. Ces pays disposent du droit de veto, contrairement aux dix membres non permanents qui disposent d’un mandat de deux ans, comme l’Allemagne ou la Côte d’Ivoire actuellement.

Deutsch-französischer Doppel-Vorsitz im UN-Sicherheitsrat (picture-alliance/dpa/J. Schmitt-Tegge)

Le drapeau allemand devant le siège de l'ONU

De nombreuses voix réclament depuis de nombreuses années une réforme du Conseil de sécurité, arguant que sa composition, décidée à la fin de seconde guerre mondiale, est obsolète. Des propositions de réformes en ce sens avaient d’ailleurs déjà été lancées il y a près de 30 ans, sans jamais aboutir.

Tout récemment, avec la signature d’un nouveau traité de coopération franco-allemand, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont engagés à "poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies". Le texte précise que "l'admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande".

USA Sicherheitsrat der Vereinten Nationen in New York | Heiko Maas, Außenminister Deutschland (picture-alliance/dpa/B.v. Jutrczenka)

Le ministre des affaires étrangères allemand Heiko Maas dans la salle du conseil de sécurité de l'ONU

Dans le même temps de nombreuses voix politiques allemandes demandent un siège européen unique au Conseil de sécurité de l'ONU. Ce siège aurait selon le parti de la chancelière pour vocation "de réunir les voix européennes au Conseil de sécurité de l'ONU", et donc de faire disparaître le siège dont dispose la France depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

L’idée a déjà été rejetée par la France, par son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian.  "La question du siège commun ne se pose pas", a dit le ministre à plusieurs médias, parlant même d’idée "stupide" en évoquant la disparition du siège français.

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