L′Allemagne veut prendre plus de responsabilités dans le monde // Révolte citoyenne contre la corruption en Bosnie | Vu d′Allemagne | DW | 09.01.2019
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Vu d'Allemagne

L'Allemagne veut prendre plus de responsabilités dans le monde // Révolte citoyenne contre la corruption en Bosnie

Alors que l'Allemagne est membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU depuis le 1er janvier et qu'Angela Merkel veut "prendre plus de responsabilités" dans le monde, Vu d'Allemagne tente de voir quelle place peut jouer le pays dans la politique mondiale en 2019. Dans la seconde partie de ce magazine, nous partons en Bosnie, où on assiste à une véritable révolte contre la corruption.

Écouter l'audio 16:06
Deutschland - Neujahrsansprache Bundeskanzlerin Angela Merkel ***ACHTUNG SPERRFRIST (picture-alliance/dpa/AFP/J. MacDougal)

Angela Merkel lors de ses voeux le 31 décembre dernier.

"Dans notre intérêt, nous devons prendre plus de responsabilités", disait Angela Merkel dans ses voeux à ses concitoyens le 31 décembre dernier. "Dès demain l'Allemagne sera membre du conseil de sécurité de l'ONU et s'y engagera pour des solutions mondiales", expliquait-elle encore, alors que le 1er janvier l'Allemagne faisait son retour dans le cercle restreint des membres du conseil de sécurité de l'ONU. Une place de membre non permanent, au même titre que la Côte d'Ivoire par exemple. Un discours qui illustre le rôle que souhaite jouer l'Allemagne dans la politique mondiale en ce début 2019. 

Comment fonctionne le conseil de sécurité de l'ONU ?

L'Allemagne est donc membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU. Un siège pour deux ans, qui ne donne pas le droit de veto comme pour les cinq membres permanents, mais qui donne une voix dans une instance importante au niveau mondial. Ce siège est attribué par un vote des 193 membres de l'ONU. La tradition veut qu'on tente de respecter la représentativité de toutes les régions du monde au moment de ce vote. Un système de tournus, au sein de chacun de ces régions, est mis en place, pour que le siège de membre non permanent ne revienne pas toujours aux mêmes.

Quels objectifs pour l'Allemagne ?

Avec ce siège, occupé par l'Allemagne pour la dernière fois en 2012, politiques et diplomates allemands ont promis de s'engager dans la résolution des conflits, la protection du climat ou la protection des femmes. Des thèmes vastes et consensuels ... En coulisse, l'idée est aussi de faire avancer la cooopération européenne.

"L'Allemagne cherche à prendre son destin en main, d'une part parce que l'environnement internationale se dégrade", explique Ronja Kempin, chercheuse à laStiftung Wissenschaft und Politik, l'institut allemand pour les questions de sécurité et de défense à Berlin. "On est face à de plus en plus de crise, que ce soit sur les questions de migration, de la guerre en Syrie, le terrorisme ... Et à tout cela s'ajoute un allié américain de moins en moins fiable". 

Allemagne et Union européenne

Vu d'Allemagne revient donc cette semaine sur cette volonté allemande de peser, sur les changements impulsés dans la politique du pays depuis plusieurs années, mais aussi sur les difficultés de peser alors que l'Union européenne peine à avancer lorsqu'il s'agit de parler d'une même voix sur des questions de politique extérieure et de sécurité. "On prend toujours des décisions au plus petit dénominateur commun, et l'Union européenne travaille plus à coté que dans les crises", estime Ronja Kempin qui vient de consacrer un travail et un long article sur cette question. 

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La Bosnie en pleine révolte 

Bosnien | Proteste nach Mord an Student David Dragicevic (picture-alliance/dpa/AP Photo/A. Emric)

Manifestation à Banja Luka en décembre dernier.


Une mobilisation citoyenne inédite contre la corruption et l’injustice agite le petit pays des Balkans. Cela dure depuis des mois, notamment dans la République serbe de Bosnie, l’une des deux entités bosniennes. L’autre c’est la Fédération croato-bosniaque (il y a deux entités car le pays est divisé sur des bases ethniques depuis la fin de la guerre sur place, il y a un peu plus de 20 ans).  

Depuis la mort d'un étudiant, en mars l'an dernier, plus question de divisions communautaires sur place. Beaucoup descendent dans la rue, demandant justice et dénoncant un meutre. On en veut même à Milorad Dodik, le chef politique des Serbes de Bosnie et depuis octobre membre serbe de la présidence tripartite bosnienne. Il est accusé de mettre en place un pouvoir mafieux. Reportage à Banja-Luka et à Sarajevo de Mersiha Nezic à découvrir dans la seconde partie de ce magazine. 

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