La presse allemande sceptique après l′élection de Tshisekedi | Vu d′Allemagne | DW | 25.01.2019
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Vu d'Allemagne

La presse allemande sceptique après l'élection de Tshisekedi

La presse allemande s'est montrée très critique après la validation des résultats de la Céni en République démocratique du Congo cette semaine. Mais elle souligne aussi un moment historique.

DR Kongo Victoire Platz - Vereidigung von Felix Tshisekedi (DW/J. Gerding)

Des habitants de Kinshasa réunis pour suivre la prestation de serment de Félix Tshisekedi, jeudi 24 janvier.

Cette semaine, comme dans de nombreux pays, il a beaucoup été question de République démocratique du Congo dans les journaux allemands, après la validation des résultats de la Céni par la Cour constitutionelle. Avec des critiques d'abord. "La fraude électorale approuvée", titre la Süddeutsche Zeitung dès lundi. Une prise de position très claire. Car la Süddeutsche voit une raison à cette validation : "Le régime de Kabila vivra mieux avec Tshisekedi vainqueur plutôt qu'avec Fayulu", écrit-t-il, rappelant au passage que le camp Kabila a obtenu 70% des sièges du parlement.

Comme la Süddeutsche, beaucoup de journaux n'ont donc pas caché leur scepticisme après cette élection. "Félix Tshisekedi est à l'opposé de l'esprit de résistance de son père", écrit même la Tageszeitung, très sévère. Parlant de la conviction des observateurs de la manipulation des résultats, la Tageszeitung écrit que le nouveau président "prend ses fonctions avec un handicap grave, qui pourrait ruiner le nom de son illustre père".

Des espoirs pour l'avenir

Mais après la prestation de serment, en fin de semaine, ce vendredi, la presse allemande se veut parfois plus positive. "Même dans la controverse, le changement de pouvoir est un succès pour le Congo, car il est pacifique", écrit le Spiegel Online. Fin du débat pour beaucoup, on parle désormais des défis à venir. Die Zeit relève par exemple celui de la lutte contre la corruption, contre la pauvreté. "Le pays possède de nombreuses ressources naturelles", rappelle le journal, comme pour aller de l'avant. 

"Le même vieux bateau que sous Mugabe"

Simbabwe Harare Benzinkrise Ausschreitungen (Reuters/P. Bulawayo)

Manifestation au Zimbabwe en ce mois de janvier.

Aller de l'avant, c'est aussi le défi du Zimbabwe. Le pays est pris dans la contestation sociale. "Il y a eu une douzaine de morts lors des dernières grèves", relève la Neue Zürcher Zeitung. Le journal rappelle le niveau d'inflation dans le pays où "l'essence est la plus chère du monde" : "40% en décembre, on pourrait même atteindre 60% en janvier". En cause notamment, selon le journal, l'introduction des bond-notes pour faire face à la pénurie de dollars. "Ca n'a rien réglé et on manque de devises étrangères pour importer par exemple des médicaments dont on a un besoin urgent", écrit le journal.

La suite est une dissertation économique par toujours très simple. On cite notamment un économiste qui ne voit qu'une seule solution pour sortir de la crise : "privatiser l'agriculture, créer des chaines de valeur, soit rendre les entreprises plus performantes et assurer une sécurité pour les investisseurs". Mais la crise politique, les querelles entre opposition et pouvoir s'ajoutent à cette crise économique. "Les scénarios actuels vont du statu quo à l'effondrement de l'Etat, c'est toujours le même vieux bateau qu'à l'époque de Mugabe", conclu la Neue Zürcher Zeitung.

Rumeurs de coup d'Etat au Soudan

Et puis "des ingénieurs contre le président soudanais". C'est le titre d'un article de la Tageszeitung vendredi. Le journal revient sur la contestation sociale qui s'est transformée en une contestation générale du pouvoir en place en quelques semaines. "Pas de fin de la contestation en vue après cinq semaines de mobilisation", écrit le journal parlant donc des ingénieurs dans la rue jeudi.

"Au pouvoir depuis 30 ans, le président soudanais accuse les militants du Darfour d'organiser la contestation", raconte encore le quotidien. "Sauf que même dans l'armée, qui l'a aidé à prendre le pouvoir en 1989, sa popularité diminue. Les rumeurs d'un coup d'Etat ne cessent d'augmenter sur place".

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