Intervention imminente | International | DW | 28.08.2013
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International

Intervention imminente

Avec ou sans l'aval de l'Onu, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne entendent intervenir dans le conflit syrien. Une intervention qui rappelle le Kosovo, quand en 1999, l'Otan s'est engagée dans ce conflit.

Intervenir en Syrie sans le feu vert des Nations unies ne serait pas une première pour les Etats-Unis. En 2003, sous le prétexte que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, le président américain Georges Bush mettait sur pied « la Coalition des volontaires ».

Devant le Conseil de sécurité, le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, avait brandi des documents en guise de preuves contre l'Irak. Mais l'Allemagne, la France et la Russie avaient émis de sérieux doutes quant à la crédibilité de ces preuves. La guerre contre l'Irak fut lancée et Saddam Hussein chassé du pouvoir. Mais aucune traces d'armes de destruction massive ne fut trouvée. Tirant les leçons de cette guerre, Colin Powell annonça son retrait de la vie politique.

Symbolbild Obama Reaktion auf Giftgaseinsatz in Syrien

Barack Obama veut intervenir contre Bachar al-Assad

En Syrie comme au Kosovo

Pour Manfred Eisele, général de division à la Bundeswehr, l'armée allemande, l'Irak de 2003 n'est cependant pas comparable à la situation en Syrie. Lui voit plutôt des parallèles entre la Syrie et la guerre de 1999 au Kosovo :

« Le conseil de sécurité a décrit la situation au Kosovo de façon absolument réaliste, en parlant d'épurations ethniques, d'attaques des forces de sécurité contre les populations albanaises du Kosovo. »

Face aux rapports sur les atteintes aux droits de l'homme au Kosovo, l'Otan a dû intervenir dans ce conflit sans l'aval de l'Onu. L'Otan, parce qu'une intervention sous mandat de l'Onu était devenue impossible en raison des vetos de la Russie au Conseil de sécurité. Pour Andreas Bock, politologue à l'Université d'Augsburg en Allemagne, « dans le Kosovo, il y avait des atteintes claires aux droits de l'homme et qui pouvaient justifier une intervention militaire. »

UN Inspektoren in Syrien 26.08.2013

Sur place en Syrie, l'Onu poursuit son enquête sur l'usage d'armes chimiques

Autre précédent : l'intervention en 1990 des troupes de l'Afrique de l'ouest dans la guerre civile au Liberia. Une intervention sous le couvert de l'humanitaire. Cela n'avait pas suscité de véritables réactions à travers le monde, sans doute parce que la crise se déroulait en Afrique.

La responsabilité de protéger

En vue de permettre à la communauté internationale d'intervenir dans un conflit sans être confrontée au droit de veto de l'un des membres du Conseil de sécurité, il a été lancé en 2001 le concept de responsabilité de protéger (R2P), un concept d'inspiration canadienne et qui autorise la communauté internationale à agir quand un Etat ou gouvernement manque à son devoir de protection envers ses propres populations. Il s'agit donc de concilier le droit et la morale. Et c'est ce qui devrait guider Washington, Paris et Londres dans l'attaque qu'ils s'apprêtent à lancer contre Damas.

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