″Il n’y a aucune autre raison qui puisse nous empêcher d’organiser les élections″ | Afrique | DW | 28.12.2018
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Afrique

"Il n’y a aucune autre raison qui puisse nous empêcher d’organiser les élections"

Dans une interview accordée à la DW, le président congolais Joseph Kabila a justifié le report partiel des élections dans les zones de Beni, Butembo et Yumbi.

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"Plus rien ne va empêcher les élections" (Joseph Kabila)

C'est la première fois que le président congolais Joseph Kabila, se prononce depuis le report du scrutin dans les localités de Beni, Butembo et Yumbi. 

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"C'est pour protéger la population qu'on a reporté les élections dans ces trois villes’’ (Joseph Kabila)

"Tout le monde sait que cette année, il y aura l'usage des machines à voter. Cela suposse que tout électeur qui ira voter dans un bureau de vote donné va toucher à la même machine. En cas d'usage par une ou deux personnes contaminées par le virus Ebola,cela entraînerait la contamination de 500 à 600 personnes. Contrairement au bureau de vote, si tu vas à l'église, il n'y a pas de machine à voter. Même chose dans les marchés. C'est ça la différence. La Céni et le gouvernement ne peuvent pas laisser les gens aller se faire contaminer par la maladie pour le regretter aprés", a déclaré Joseph Kabila.

 

"Laissons les Congolais faire leur élection"

Il y a aussi la question de la non ingérence des pays étrangers dans le processus électoral en cours. Ceci faisant référence à la réunion d'urgence, mercredi à Brazzaville, où les chefs d'État de la région ont condamné les violences et appelé à la retenue et au bon déroulement des élections en République démocratique du Congo (RDC).  

A ce propos, le président Joseph Kabila a rappelé que cette élection était avant tout celle des Congolais. 

"Nous disons que c'est notre élection, nous ne parlons pas avec ceux qui veulent s'ingérer dans cette élection. Nous le disons aussi à tous nos voisins. C'est une élection pour les Congolais. Laissons les Congolais faire leur élection. Et cela se fera de manière ordonnée. Ils ne devraient donc pas s'inquiéter."

 

La situation sécuritaire


Les élections congolaises vont se dérouler alors que les violences intercommunautaires font rage dans l'ouest et le centre de la RDC. 

L'est du territoire est confronté depuis de nombreuses années à une situation chaotique. Mais pour Joseph Kabila, la situation sécuritaire dans le Kivu ne doit pas empêcher la tenue de ces élections.  

"Nous avons eu des problèmes dans les provinces de l'Équateur, dans le Kasaï, au Katanga et en Ituri. Quand vous parlez du Kivu, il y a le Sud-Kivu et le Nord Kivu. Notre pays compte 26 provinces. Et il y a deux provinces où nous avons des problèmes. Pourquoi est-il difficile de combattre les rebelles des ADF ? C'est parce que ce groupe rebelle recrute ses combattants dans de nombreux pays - en Ouganda, au Soudan, en Tanzanie, au Mozambique, au Kenya et en Afrique du Sud. Et si vous suivez la situation correctement, vous réaliserez que ce qui se passe à Beni en ce moment, ce sont les mêmes choses qui commencent à se passer au Mozambique."

 

Le président promet la paix après les élections


Dans deux jours, les Congolais doivent élire le successeur de celui qui dirige la RDC depuis 2001 - sur fond d'une escalade de la violence que redoutent les partenaires de Kinshasa. Peut-on alors craindre le chaos au lendemain des élections?  Non, rétorque Joseph Kabila. 

"La paix sera là. Ce que nous avons fait, c'est nous assurer que la police se prépare. Ce que nous avons fait, c'est de faire en sorte que nos concitoyens sachent que l'élection n'est pas la fin de la vie mais qu'elle marque le début d'une nouvelle étape pour notre nation et je suis sûr que les élections auront lieu et que nous aurons la paix. Il y aura des actes de violence dans deux, trois ou quatre régions, mais l'important est que tout le pays aura la paix."

 

Que retenir de la gouvernance de Kabila ? 

Lorsqu'on interroge le président Congolais sur son héritage politique, celui-ci revendique d'avoir sauvé l'unité du pays.

"En 2001, le Congo n'était qu'un nom. C'était un pays qui s'était effondré. En 2001, le Congo comptait quatre, cinq ou six pays. Le plus grand héritage, c'est que nous avons fait du Congo un seul pays, de 2003 à aujourd'hui, et qu'il continuera à être un seul pays."

Dimanche, 30 décembre, le compte à rebours doit donc enfin débuter pour celui qui devait déjà quitter le pouvoir il y deux ans. 

 

Cliquer sur la photo ci-dessus pour écouter l'interview.

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