Ibrahim Boubacar Keïta réélu | Afrique | DW | 16.08.2018
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Afrique

Ibrahim Boubacar Keïta réélu

IBK a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. Il a obtenu 67,17% des voix au second tour, contre 32,83% à l'opposant Soumaïla Cissé a annoncé le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf.

Écouter l'audio 01:56

"Il y a une situation de tension qui ne dit pas son nom" (coordonnateur national du Wanep Mali)

11h57 : Le taux de participation au scrutin du 12 août a été de 34,54%, a précisé le ministre sur la télévision publique ORTM. IBK entrera en fonction le 4 septembre avec la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg. Le pays est toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d'interventions militaires.

Risque de troubles

9'30 : L'ambiance qui prévaut dans le pays depuis quelques jours révèle la crainte d'une escalade de la violence si un camp ne reconnait pas la victoire de l'autre.

Le calme apparent actuel est trompeur prévient d'ailleurs le coordonnateur national du Wanep Mali. Boubacar Théra estime que les agitations qu'on observe notamment dans les camps des deux candidats ne présage rien de bon après la publication des résultats. "Il y a une situation de tension qui ne dit pas son nom", nous confirme le coordonnateur national du Wanep Mali.

Bamako quadrillée par la police et l’armée

Le Mali est d'ores et déjà dans une crise post-électorale fait remarquer également Ibrahima Sangho, le président de l'Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali. Et c'est semble-t-il pour prévenir d'éventuelles manifestations que le dispositif sécuritaire a été renforcé, notamment dans la capitale.

La présence sur le territoire des observateurs internationaux est toutefois un avantage, ajoute Ibrahima Sangho, car une médiation entre les parties qui revendiquent la victoire s'impose pour garantir la paix dans le pays.

La loi électorale a prévu le règlement d'éventuels différends par la Cour constitutionnelle. C’est en tous cas ce qui rassure le porte-parole du gouvernement.

Le Mali, dont le nord du pays est déjà fragilisé par l'insécurité et la lutte contre le djihadisme, a grand besoin d'une stabilité politique et une contestation violente des résultats de la présidentielle risquerait en effet de porter un rude coup à l'unité du pays.

 

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