Fin du traité nucléaire INF, risque de course aux armements | International | DW | 02.08.2019
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International

Fin du traité nucléaire INF, risque de course aux armements

Les Etats-Unis avaient annoncé leur retrait du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, INF en février 2019. Six mois après cette annonce, ce retrait vient d'être acté officiellement.

Washington dénonçait en fait depuis 2014, le développement par Moscou de systèmes violant ce traité en vigueur depuis plus de 30 ans. Beaucoup craignent désormais une courses aux armements. "C'est la fin d'un outil précieux contre la guerre nucléaire", a dit le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Car ce traité signé par l'Union soviétique et les États-Unis en 1987 interdissait aux deux parties d'utiliser toute une série de missiles à capacité nucléaire de portée intermédiaire. 

Portée intermédiaire, ça veut dire des missiles qui peuvent parcourir entre 500 et 5.500 kilomètres. Le Ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas parle d'un mauvais jour pour l’Europe. 

" Nous, le gouvernement allemand, avons fait tout ce qui était en notre pouvoir, lors des pourparlers avec la Russie, pour garantir le rétablissement du respect du traité, car ce traité est important pour la sécurité en Europe. Malheureusement, cela n'a pas réussi. Et c'est la raison pour laquelle ce traité arrive à son terme, et ce n'est pas un bon jour pour la sécurité en Europe."

Craintes pour la sécurité en Europe

À l'origine de la fin de ce traité, les Etats-Unis qui reprochent à Moscou ses missiles 9M729 qui violeraient le traité. La Russie répond qu'il n'ont qu'une portée de 480 kms et accuse Whasington d'avoir mené "une campagne de propagande" contre elle. 

Aujourd'hui après la sortie des deux Etats du traité, l’expert en maîtrise des armements nucléaires Olivier Thränert estime qu’il y a lieu de craindre pour la sécurité en Europe. 

"Vous ne devriez pas retomber dans les catégories de la guerre froide. La Russie n'est pas l'Union soviétique. Ce n'est pas que nous soyons confrontés à une invasion militaire majeure, au danger d'une telle invasion. Mais la Russie représente une menace pour les flancs de l'OTAN, pour les flancs de l'Union européenne, en particulier pour les États baltes et pour la Pologne. Et là, la fin du traité est certainement un très mauvais signe. Parce que la Russie, du fait de la fin de ce traité, est libre de stationner des missiles conventionnels ou nucléaires de moyenne portée, qui peuvent alors atteindre des cibles loin en Europe occidentale."

Les autorités américaines accusent également la Russie de mettre au point un système de lancement au sol en violation du traité INF. Un système qui permettrait de lancer une frappe nucléaire sur l'Europe dans un court délai. Des accusations que rejettent Moscou qui a toujours nié toute violation de ce type.

 

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