Faure Gnassingbé candidat à la présidentielle du 22 février au Togo | Afrique | DW | 08.01.2020
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Afrique

Faure Gnassingbé candidat à la présidentielle du 22 février au Togo

Faure Gnassingbé est officiellement candidat à la présidentielle du 22 février prochain au Togo. L’Union pour la République, son parti, l’a officiellement investi ce mardi

Le président togolais Faure Gnassingbé a été investi sans surprise mardi pour représenter le parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR), à l'élection présidentielle du 22 février."Les instances du parti UNIR, réunies en ce jour, ont rendu compte à son excellence Faure Gnassingbé de la volonté unanime des militantes et militants de le voir défendre les couleurs du parti à l'élection présidentielle du 22 février", a déclaré Aklesso Atcholé, secrétaire exécutif de l'UNIR, lors d'un point de presse.

Les responsables du parti s'étaient réunis à huis clos toute la matinée, en présence du président Faure Gnassingbé, après une tournée dans les différentes régions du Togo, où ils ont organisé des consultations avec la base du mouvement. "C'est une réunion du parti, visant à m'informer du souhait des militants de me voir encore porter les couleurs de notre parti à l'élection présidentielle. Je les ai remerciés et en toute humilité, j'ai accepté", a déclaré à la presse Faure Gnassingbé à l'issue de la réunion.

Élu une première fois après le décès de son père Gnassingbé Eyadéma, mort en février 2005 après 38 années passées à la tête du pays, Faure Gnassingbé a été réélu en 2010, puis 2015 et s’apprête donc à se présenter à un quatrième mandat. 

Le pays a traversé une grave crise politique en 2017 et 2018, avec des manifestations gigantesques souvent réprimées, pour réclamer la limitation des mandats présidentiels.

Mais le pouvoir n'a pas cédé et en mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet désormais de limiter le nombre de mandats présidentiels et le président bénéficie d'une immunité pour les actes posés pendant les mandats présidentiels.

Lélection présidentielle au Togo est prévue le 22 février

Lélection présidentielle au Togo est prévue le 22 février

L’opposition dénonce cette candidature

La date limite de dépôts des candidatures est fixée à ce mercredi 8 janvier, à minuit. Si la majeure partie de l’opposition avait décidé de boycotter les législatives de 2018, la liste des candidats à la magistrature suprême est cette fois-ci longue.

La coalition C14, qui avait mené la fronde et rassemblé pour un temps les poids lourds de l’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), de Jean-Pierre Fabre, et le Parti national panafricain (PNP), de l’opposant en exil Tikpi Atchadam a éclaté.

Pour Jean Pierre Fabre, "Pour des raisons de contexte politique national aussi bien que d’éthique politique, le président, qui aura accompli en 2020 trois mandats de cinq ans chacun à la tête de l’État, ne peut plus briguer un quatrième mandat présidentiel sans créer un climat de tensions socio-politiques et d’insécurité pour les populations".

Parmi les autres candidats d’ores et déjà déclarés, on compte Gerry Taama, qui fut déjà candidat en 2015, ou encore Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadéma, désigné "candidat unique de l’opposition" par les Forces démocratiques, une coalition.

Trois responsables politiques appellent quant à eux, à une transition politique. Après avoir relevé plusieurs "dysfonctionnements" dans l'installation de la Cour constitutionnelle qui selon eux n'est pas au complet. Deux membres devraient être choisis par le Sénat or le Togo n'en dispose pas encore. La Cour compte actuellement sept membres au lieu de neuf.

Djimon Oré, Nathaniel Olympio et Ouro Djikpa Tchatchikpi appellent les Togolais "à s'engager sans delai, dans un grand creuset de réorientation de la lutte pacifique pour l'avènement d'une transition politique apaisée ". Ils dénoncent aussi l'annonce de la candidature de Faure Gnassingbé pour un quatrième mandat présidentiel. 

 

(Avec Afp)