Des milliers de poissons retrouvés morts sur le fleuve Ogooué ! | Afrique | DW | 25.07.2019
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Afrique

Des milliers de poissons retrouvés morts sur le fleuve Ogooué !

On retrouve des poissons morts notamment dans les localités proches de Lambaréné dans le Moyen-Ogooué, au centre du pays. Quelles causes et quels risques pour les consommateurs ?

C'est un spectacle de désolation. Depuis le début du mois, ce sont principalement des carpes qu'on retrouve mortes sur les rives de l’Ogooué. Des dizaines sur à peu près 5Km, selon le rapport préliminaire de l’agence nationale des parcs du Gabon.  

Cela serait dû à une pollution maritime. Mais la situation reste à prendre au conditionnel, tant les causes rélles ne sont pas encore connues. Ce qui inquiète les consommateurs comme Myriam Corille Ondjani, riveraine de Lambaréné. 

"Il y a des cadavres de poissons qui descendent sur l’Ogooué tous les jours. Donc, les gens s'interrogent. Mais ils continuent de consommer la carpe en abondance à Lambaréné. Donc, quand vous allez au marché et que vous voulez acheter du poisson, vous ne savez pas d’où il vient, vous achetez seulement." 

Réaction de Libreville

D'une longueur de 1200 km, le fleuve Ogooué nourrit des milliers de gabonais chaque jour. Pour éviter d’autres conséquences, le gouvernement gabonais a suspendu pour 15 jours, la pêche et la commercialisation du poisson issu de la zone de manifestation du phénomène. Et déconseillé aux populations de consommer le poisson retrouvé mort.

"On a entendu qu’il y avait la situation des poissons qu’on a retrouvés morts. Donc, on n'a pris une mesure conservatoire, en appliquant le principe de précaution. Parce que c’est des Gabonais qui vivent ici. On ne peut pas avoir un phénomène dont on n'a pas l’explication et puis faire comme si de rien n'était”, a déclaré Biendi Maganga Moussavou, Ministre de l’Agriculture du Gabon. 


Une décision que ne comprend pas Romaric Olenda Mayombo, chef des pêcheurs du débarcadère de poissons de Lambaréné. 

“C’est une décision mal réfléchie. Quant on veut protéger le poisson, on protège d’abord le pays. Donc, la Seeg devait arrêter le ravitaillement d’eau 15 jours. Mais le gouvernement aujourd’hui montre qu’on vous massacre. Ils sont là pour tuer notre activité et nous tuer”. 

L'’’Agence nationale des parcs du Gabon (ANPN), épaulée par la gendarmerie, assure qu’"aucun cas de décès ou de maladie lié à une intoxication n’a été enregistré dans la région". Une cellule de veille a été mise en place pour déterminer au plus vite les causes de cette situation.