Depuis Gitega, Évariste Ndayishimiye entame son septennat | Afrique | DW | 18.06.2020
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Afrique

Depuis Gitega, Évariste Ndayishimiye entame son septennat

Le président du Burundi a prêté serment jeudi (18.06.20). Alors qu’il s’est dit ouvert au dialogue, M. Ndayishimiye est attendu sur le retour au pays des exilés politiques.

Évariste Ndayishimiye se dit ouvert au dialogue (Reuters/E. Ngendakumana)

Évariste Ndayishimiye se dit ouvert au dialogue

Le général Évariste Ndayishimye a prêté serment jeudi (18.06.20) en tant que président de la République. La cérémonie s’est déroulée pour la première fois dans l’histoire du Burundi hors de Bujumbura, devant les deux chambres du Parlement réunies pour l’occasion à Gitega, la nouvelle capitale politique du pays.

La prestation de serment a débuté par une prière d’un des leaders catholiques présents à la cérémonie.

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Le retour des exilés politiques

Simon Ntamwana, archevêque de Gitega, a abordé sans détour deux problèmes majeurs du Burundi aujourd’hui : le retour des exilés politiques et l’isolement international du pays.

"Que tu conduises le Burundi de dieu vers le bien et le développement, que tu renforces l’amour au sein des citoyens, que tu rapatries les réfugiés et que nos intellectuels retournent au bercail pour que leur savoir-faire nous aide à construire le pays. Ouvre les frontières nationales pour que la communauté internationale redevienne un bon voisin.", a exhorté le leader religieux.  

Les populations présentes à la prestation de serment espèrent le redressement de l’économie (Reuters/E. Ngendakumana)

Les populations présentes à la prestation de serment espèrent le redressement de l’économie

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Nombreux sont ceux qui ne préfèrent pas s‘exprimer à la presse sur la situation. Mais les quelques avis sur les enjeux qui attentent le nouveau président semblent toujours tourner autour des mêmes points. Jean-Marie Nkengurutse, natif de la province Gitega, a aussi insisté sur la question des prisonniers politiques : 

"Libérer les prisonniers politiques, former un gouvernement d’union nationale, faire tout pour que les réfugiés rentrent au pays, rouvrir la coopération avec les organisations internationales. Vous entendez qu’il y a beaucoup de choses qui sont là et qu’il doit faire."

Instauration de la justice

Dans son premier discours à la nation, long de plus d’une heure et demie, le président Évariste Ndayishimiye s’est voulu rassurant. Il a ainsi déclaré qu’il ferait respecter les droits de l’homme : 

"Nous allons consolider la bonne gouvernance et faire respecter les droits de l’Homme selon l’éducation et la culture burundaises. Pour réussir le pari, je vais mettre en place un gouvernement, selon la Constitution. Je suis confiant qu’avec l’appui de dieu, je réussirai. N’ayez pas peur, je sais ce qui m’attend."

Évariste Ndayishimiye a exprimé sa volonté d’ouverture au dialogue, tout en restant au travail, a-t-il insisté. Un dialogue qui reste néanmoins suspendu depuis trois ans. Le président investi se dit prêt à instaurer une justice digne, indépendante et équitable pour tous.

M. Ndayishimiye doit aussi et surtout redresser l’économie du pays. Selon la Banque mondiale, la majeure partie de la population burundaise vit dans la pauvreté, surtout en milieu rural, et le niveau d’insécurité alimentaire est presque deux fois plus élevé que la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne.

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