Dans l′Afropresse : un ennemi invisible au Mali et Joseph Kabila qui a peur des élections | Vu d′Allemagne | DW | 20.04.2018
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Vu d'Allemagne

Dans l'Afropresse : un ennemi invisible au Mali et Joseph Kabila qui a peur des élections

En Une : le Mali secoué par des attaques armées avec un ennemi invisible et la République démocratique du Congo où le président Joseph Kabila pourrait être tenté de repousser l'élection présidentielle prévue en décembre.

Le journal Tageszeitung revient sur la poursuite de la formation des Forces armées et de sécurité du Mali par les instructeurs européens. La taz décrit la scène de jeunes militaires maliens qui se débattent dans la poussière à Koulikoro sous le commandement des officiers de la Mission de formation de l'Union européenne (EUTM). La Mission de formation présente dans le pays depuis cinq ans a pour objectif de reconstruire l'armée malienne mis à l'épreuve en 2012, par les insurgés touaregs et islamistes. Des unités entières avaient été massacrées et la chaîne de commandement rompue écrit le journal Tageszeitung qui rappelle que depuis, de plus en plus de milices d'autodéfense émergent à travers le pays entravant la lutte contre les djihadistes dans le nord du Mali.

L'armée malienne tente  - sans succès - d'afficher son autorité  

Pourtant, selon le quotidien allemand taz, le plan concocté par l'EUTM est très ambitieux. Il prévoit entre autre de doubler le nombre de soldats maliens par le recrutement de volontaires d'ici 2019. 

Mais avant, l'armée malienne devrait à nouveau être dotée d'une chaîne de commandement opérationnelle capable de mener la guerre contre les groupes armés et autres djihadistes invisibles dans le nord du pays.

Les limites de l'EUTM

Il reste que ce programme de formation de l'armée malienne a aussi ses faiblesses telles que l'absence de manœuvres militaires conjointes avec les associations de volontaires - dans une large mesure -  commente le journal. 

Le journal souligne également le faible niveau d'équipement de l'armée malienne qui manque de munitions alors que l'aide matérielle des Européens ne prévoit pas de fournir des armes à l'armée malienne. Par ailleurs, écrit pour sa part le journal Süddeutsche Zeitung, le mandat de l'EUTM ne prévoit nullement que les instructeurs accompagnent les unités maliennes dans les batailles ouvertes. Enfin, de nombreux éditorialistes estiment qu'il y a quelques officiers maliens qui ne sont pas fiers de la présence des soldats étrangers au sein des FAMA. 

La peur du président Joseph Kabila d'organiser l'élection présidentielle fin 2018

C'est ce qu'estime le journal Frankfurt Allgemeine Zeitung. En fait, le deuxième et dernier mandat du président congolais Joseph Kabila aurait dû prendre fin en décembre 2016. Mais à maintes reprises, M. Kabila a retardé les élections - et, comme l'accusent les opposants, l'actuel président congolais a délibérément plongé la RDC dans le chaos après dix-sept ans de règne sans partage écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung.  

Le cas Katumbi

Selon le journal, Joseph Kabila semble avoir trouvé un prétexte pour exclure son pire adversaire des élections. L'opposant congolais Moïse Katumbi aurait obtenu la nationalité italienne d'octobre 2000 à janvier 2017. Le procureur général de RDC, Flory Kabange, a immédiatement ordonné d'enquêter sur l'utilisation de ce qu'il qualifie de faux documents.

A en croire la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'exclusion de Moïse Katumbi de l'élection présidentielle devrait grandement affaiblir les perspectives de l'opposition. D’après une étude récente, l'ancien gouverneur de la province du Katanga récolterait environ 24% des voix. Moïse Katumbi est aussi considéré comme l'un des principaux candidats au poste de président écrit la faz.  

Tout récemment, sept partis d'opposition se sont unis derrière Moïse Katumbi pour former une coalition alors qu'une une vingtaine d'autres ont déclaré leur soutien à celui qui a gouverné, de 2007 à 2015, le riche territoire du Katanga. La faz rappelle que Moïse Katumbi  - ancien allié de Joseph Kabila - aurait fait passer les revenus du Katanga de 80 millions de dollars à plus de 3 milliards de dollars en réprimant la corruption et les fraudes fiscales et en obligeant surtout les compagnies minières à créer plus d'emplois dans la région.

Redistribution des ressources

Une grande partie des recettes fiscales ont été injectées dans l'éducation et les infrastructures de la province faisant passer le nombre d'étudiants de 600.000 à plus de trois millions et le nombre d'utilisateurs d'eau propre de 3% à plus de 67%. Moïse Katumbi a aussi mené le club de football  - le TP Mazembe  - à cinq victoires dans la Ligue des champions d'Afrique conclut le journal. 

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