Crispation politique au Congo-Brazzaville | ACTUALITÉS | DW | 18.05.2018
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ACTUALITÉS

Crispation politique au Congo-Brazzaville

Au Congo-Brazzaville, le général  Jean-Marie Michel  Mokoko, ancien chef d’état-major de l’armée et ancien candidat à l’élection présidentielle, a été arrêté en juin 2016 et inculpé  pour "atteinte à la sureté intérieure de l’Etat". Le verdict de son procès a été rendu  par la cour criminelle de Brazzaville le vendredi 11 mai  2018. Il écope de  20 ans de prison ferme.

Écouter l'audio 41:27

Le général  Jean-Marie Michel Mokoko est accusé par la justice d’avoir figuré dans une vidéo qui date de 2007. Vidéo dans laquelle il aurait discuté d’un plan visant à renverser par les armes  le président Denis Sassou-Nguesso. Le verdict de son procès a été rendu  par la cour criminelle de Brazzaville le vendredi 11 mai  2018. Il écope de  20 ans de prison ferme.

Une autre figure de l’opposition, André Okombi Salissa, croupit également en prison. Arrêté en janvier 2017, il est inculpé pour "atteinte à la sûreté intérieure" et "détention illégale d’armes de guerre". On ignore la date de son procès.

Le mardi 15 mai, s’est ouvert devant la Cour criminelle de Brazzaville, le procès pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat du général Norbert Dabira. Ancien inspecteur des Forces armées congolaises (FAC) et ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants,  il est accusé d'"atteinte à la sécurité intérieure de l'État". En clair, le général Norbert Dabira est accusé d'avoir voulu "recruter au moins deux tireurs d'élite pour abattre l'avion du président Denis Sassou Nguesso au décollage ou à l'atterrissage".


Plusieurs autres militants du mouvement citoyen Ras-le-bol croupissent aussi en prison.

Selon le coordinateur de la campagne "Tournons la page", "l’arrestation et la détention de membres du mouvement Ras-le-bol montrent que les autorités congolaises ne tolèrent aucune voix discordante et que la répression contre les acteurs politiques ou de la société civile n'a jamais cessé depuis l'élection présidentielle".

"La communauté internationale n'a, à ce propos, jamais pris position de manière univoque sur les violations systématiques des droits humains dans le pays", regrette Laurent Duarte.

Comme on peut le constater, la situation politique au Congo-Brazzaville se crispe. Et pour en parler, nous recevons trois invités :

-Christian Mounzéo, coordonnateur  de la campagne  "Publiez ce que vous payez"

-Paul-Marie Mpouelé, président du Parti des républicains et 

-François  Bikindou, Directeur de Publication du journal  "Le Troubadour".

Cliquez sur la photo pour écouter l’intégralité du débat.