Campagne pour le référendum constitutionnel lancée au Burundi | Afrique | DW | 02.05.2018
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Afrique

Campagne pour le référendum constitutionnel lancée au Burundi

Débutée ce mardi, elle doit durer 14 jours. Une campagne dans une ambiance tendue sur place, alors que se joue l'avenir du pays.

La campagne pour le référendum constitutionnel du 17 mai est donc lancée au Burundi. 26 partis politiques et une coalition sont déjà mobilisés pour appeler à voter oui ou non à ce référendum constitutionnel. Cela se fait dans une ambiance tendue : on ne compte plus les opposants menacés et les arrestations, aussi, de militants proches du pouvoir, violents. Reste que chaque camp fait preuve de détermination face au processus en cours. 

Chaque camp affûte déjà ses arguments dans cette campagne. Au niveau du parti Sahwanya Frodebu, nous avons décidé d'approcher la population pour lui montrer les dispositions anticonstitutionnelles pour la préparer à voter contre ces dispositions", dit-on d'un côté. "Au niveau du parti APDR nous allons dire à nos militants de voter pour le oui parce qu'on a déjà constaté que la constitution est bien bâtie", répond l'autre camp. 

Changements "anticonstitutionnels"

Burundi Agathon Rwasa (DW/A. Niragira )

Agathon Rwasa et le président de la Ceni.

Le porte-parole du parti Sahwanya Frodebu, Phénias Nigaba met lui toute son énergie pour appeler à voter non. "Nous allons expliquer à la population de voter contre cette révision constitutionnelle. La constitution burundaise est une constitution spéciale, qui émane de l'Accord d'Arusha", explique-t-il. "Changer la constitution avec un forcing, sans même consulter toute la classe politique, c'est anticonstitutionnel."

Le secrétaire général du parti CNDD-FDD, le parti présidentiel, n'a lui cessé de s'exprimer en faveur de cette révision constitutionnelle. Mais son service de communication assure qu'il ne pouvait s'exprimer au micro dans les temps pour notre reportage. Pour sa part, Gabriel Banzawitonde, président du parti Alliance pour la Paix, le Développement et la Réconciliation, est prêt à battre campagne.

Appel au respect mutuel

Burundi Pierre Nkurunziza (DW/A. Niragira )

Le président Pierre Nkurunziza.

Il se dit lui aussi favorable au référendum constitutionnel. "La constitution répond aux exigences.", assure-t-il. "C'est pourquoi nous sommes prêts à dire à nos militants de voter oui." Il appelle au respect mutuel et à la tolérance politique, "parce que quand on dit référendum, c'est exprimer oui ou non. C'est pourquoi il faut de la tolérance politique pour qu'il n’y ait pas d'entraves pour celui qui va dire oui ou non."

Depuis le lancement du projet de révision constitutionnel, le gouvernement a toujours mis en garde quiconque s'opposerait au projet de révision constitutionnel. Mais les détracteurs du projet refusent de se laisser intimider. "Plus d'une fois, ils ont démontré leur maturité en matière électorale. Je pense qu'ils feront un bon choix", éspère Agathon Rwasa, le président de la seule coalition d'opposition Mizero y'Abarundi. "Attendons les résultats c'est ça qui va nous dire ce que pensent les burundais par rapport à leur futur. Par le référendum nous allons définir le futur du Burundi."

Chacun livre ses arguments dans une ambiance pesante. Ce lundi un ancien chef de cabinet civil adjoint à la présidence de la république et militant du parti présidentiel a été emprisonné. Il était  favorable au référendum. Mais, Merchiade Nzopfabarushe a été condamné à trois ans de prison. La justice lui reproche de tenir des discours haineux, d'intimidation et de division sociale.

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