Cameroun : la journaliste Mimi Mefo est libre | Afrique | DW | 12.11.2018
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Afrique

Cameroun : la journaliste Mimi Mefo est libre

Son nom a défrayé la chroniqueet dans les médias depuis plusieurs jours. Finalement, la journaliste Mimi Mefo ne retournera pas en prison. Elle avait été libérée de la prison centrale de New-Bell à Douala.

Cris de joie cet après-midi au Tribunal Militaire de Douala. La journaliste Mimi Mefo a été libérée, déchargée de toutes les accusations que le Commissaire du gouvernement portait contre elle. 

"Le ministre chargé de la justice militaire peut arrêter à tout moment avant le prononcé du jugement toute poursuite pénale devant le Tribunal militaire. Voilà le fondement légal sur lequel le Tribunal s’est fondé pour constater, pour donner acte au ministère public qui est la partie poursuivante de l’arrêt de poursuite", explique Maitre Para Issoufou, l’un des nombreux avocats spontanément mobilisés pour défendre celle qui risquait une peine d’emprisonnement de trois ans pour avoir relayé une information sur les réseaux sociaux. 

Soulagement général


Sur la base de cette disposition de l’alinéa 4 de l’article 13 du code de justice militaire, la rédactrice en chef du service de langue anglaise de Equinoxe est donc repartie du Tribunal militaire de Douala dans un soulagement définitif. "Moi je suis embêtée, embarrassé pour le commissaire du gouvernement qui voit un dossier arriver sur sa tête, un coup on lui demande de poursuivre, un coup on lui demande d’arrêter. Ce n’est pas pour ça qu’ils ont fait des études, qu’ils ont décidé de servir la justice. Oui, une indemnisation permettrait de dégager les responsabilités et de pousser les uns et les autres à faire un peu attention au pouvoir qui leur est accordé", a décalré Maître Michèle Ndoki, avocate de Mimi Mefo estimant qu’il reviendra à la journaliste de demander réparation pour avoir été arrêtée et jetée en prison à tort.

L’affaire Mimi Mefo n’est pas singulière un cas isolé

Selon Denis Kwebo, le président du Syndicat national des journalistes du Cameroun confirme, même s’il souligne que toutes ces affaires ne sont pas liées : "Il y a plusieurs affaires qui concerne la presse. Des confrères et consœurs ont été interpellés et gardés à vues puis libérés. On a un confrère qui a été agressé. On a beaucoup de journalistes qui sont en prison du côté du nord-ouest et du côté de Yaoundé."

L’acquittement de la journaliste Mimi Mefo, c’est aussi une victoire de la mobilisation de différentes organisations du secteur de la communication tant en national qu’en international. Mais la liberté de la presse au Cameroun reste en question.