Boris Johnson persiste en dépit du camouflet de la justice | International | DW | 24.09.2019
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International

Boris Johnson persiste en dépit du camouflet de la justice

Boris Johnson ne veut pas démissionner. Pourtant, la Cour suprême a infligé au chef du gouvernement britannique un nouveau revers en décrétant "illégale" sa suspension du Parlement. Et maintenant?

Écouter l'audio 02:03

Tous les scénarios sont encore possibles


Boris Johnson ne veut pas démissionner. Le Premier ministre britannique l'a redit cet après-midi, en dépit des appels de l'opposition. Pourtant, dans la matinée, la Cour suprême de justice a infligé au chef du gouvernement un nouveau revers en décrétant "illégale" sa suspension du Parlement. Un avis avec lequel Boris Johnson n'est "pas d'accord", a-t-il dit, mais qu'il respectera.

Großbritannien Brighton | Jeremy Corbyn, Parteivorsitzender Labour Party (Reuters/V. Jones)

Jeremy Corby espère faire tomber le gouvernement de Boris Johnson

L'opposition n'a pas caché sa joie à l'énoncé du jugement

Jeremy Corbyn, tête de file du parti travailliste, dénonçait la suspension du Parlement comme un signe de "mépris de la démocratie" et un "abus de pouvoir" de la part de Boris Johnson. Il s'estime aujourd'hui conforté par la justice:

"Je vais exiger que le Parlement soit rappelé, de manière à ce que nous puissions remettre en question ce Premier ministre", a-t-il annoncé devant des militants en liesse.

Jo Swinson, du parti libéral démocrate, parle d'un verdict "exceptionnel et sans précédent". Même satisfaction du côté des nationalistes écossais.

Großbritannien London | Houses of Parliament, The Commons Chamber (Getty Images/AFP/J. Tallis)

L'arrêt de la cour met fin à la suspension du Parlement

Le Parlement siègera dès mercredi

John Bercow, le président de la Chambre des communes, salue aussi la décision de justice et appelle les députés à siéger de nouveau dès mercredi 25 septembre, à 10h 30 TU :

"Selon ce jugement, la prorogation du Parlement était illégale car elle empêchait ou entravait le Parlement dans l'exercice de ses fonctions essentielles et ce, à un moment crucial pour notre pays. Il ne sera pas possible qu'il y ait des questions au Premier ministre demain, mais afin d'écarter tout doute, les questions urgentes, les déclarations ministérielles et les demandes de débat d'urgence seront très nombreuses conformément à l'article 24 du règlement".

Pour l'instant, le Premier ministre Boris Johnson refuse de quitter ses fonctions, qu'il n'occupe que depuis le mois de juillet.

Mais le verdict de la Cour suprême va compliquer davantage les relations déjà houleuses entre le chef du gouvernement et le Parlement. Et il aura des conséquences sur la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Quid du Brexit?

Boris Johnson va tenter de convaincre les députés et les Européens d'ici au sommet de Bruxelles, les 17 et 18 octobre prochains, soit de renégocier, soit de quitter l'UE sans accord, ce que rejette une majorité d'élus britanniques.

En tout cas, Boris Johnson ne veut pas de nouveau report.

Divers scénarios restent donc envisageables : du Brexit au 31 octobre à des élections anticipées d'ici à la fin de l'année.

A lire aussi : Suspension du Parlement et tempête politique au Royaume-Uni

Soit le respect de la date du 31 octobre, prévue pour le Brexit, si le Premier ministre trouve un nouvel accord avec l'Union européenne dans les temps.

Autre possibilité : une sortie "no deal", c'est-à-dire sans accord du tout avec Bruxelles... mais Boris Johnson a déclaré un jour qu'il préférait être "mort dans un fossé" que de reporter le Brexit.

Ou alors un nouveau report de trois mois, donc au 31 janvier 2020 au plus tôt. C'est l'option souhaitée par de nombreux députés britanniques et qui serait possible avec l'assentiment des 27 autres Etats membres. C'est aussi le scénario qui scellerait l'incapacité du Premier ministre à trouver un nouvel accord avec Bruxelles ou à persuader les députés du Royaume-Uni de sortir de l'UE sans accord du tout.

Karikatur Brexit Boris Hulk Johnson

Caricature de Céline Rübbelke montrant Boris Johnson en "Incroyable Hulk" devant Jean-Claude Juncker, l'encore président de la Commission européenne

Le prochain sommet européen comme échéance

Boris Johnson réessaiera de convaincre ses divers interlocuteurs aux alentours du sommet de Bruxelles prévu les 17 et 18 octobre.

Le problème est que Boris Johnson ne disposait que d'une très courte majorité à la Chambre des communes et qu'il l'a perdue en renvoyant 21 élus conservateurs qui n'étaient pas d'accord avec lui.

Le Premier ministre voulait organiser des élections anticipées avant le 31 octobre, mais sa proposition a été bloquée par l'opposition.

Le prochain scrutin pourrait tout de même avoir lieu avant la fin de l'année. Et si l'opposition travailliste remportait ces élections, elle pourrait décider de rester finalement dans l'Union européenne.

Alors le Brexit n'aurait été somme toute que "beaucoup de bruit pour rien".

 

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