Au Cameroun, le ton monte entre le ministre Atanga Nji et des ONG | Afrique | DW | 10.03.2020
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Afrique

Au Cameroun, le ton monte entre le ministre Atanga Nji et des ONG

Le ministre de l'Administration territoriale du Cameroun Paul Atanga Nji accuse des ONG de ternir l'image du pays. Un ultimatum leur impose de remettre leurs rapports d'activités. Une des ONG dénonce une pression vaine.

Écouter l'audio 03:19

"Il ne peut pas nous prendre comme bouc émissaire"- Maximilienne Ngo Mbe

Dans une sortie médiatique, le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji accuse ces ONG - dont le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) - d'avoir perçu de l'argent pour ternir l'image de l'armée et celle du gouvernement camerounais.

Le ministre a donc décidé d'imposer un ultimatum de 60 jours à compter du lundi (9.03.2020), à l'issue duquel quatre ONG devront déposer un rapport annuel d'activités. Paul Atanga Nji s'en est aussi pris à des médias qu'il a comparés à la radio "Mille collines".

Lire aussi →Amnesty International interpelle l'Etat du Cameroun

Les organisations concernées sont Human Rights Watch, Amnesty International, International Crisis Group et le Redhac.

Pour Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Redhac, cette pression est vaine et n'est que le résultat d'une "lutte de positionnement" au sein du pouvoir. Le Redhac menace de saisir la justice pour faire exiger au ministre, les preuves de ses accusations. 

Pour écouter l'interview, cliquez sur l'image ci-dessus.

La déclaration du ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji intervient alors que plusieurs ONG attirent l'attention sur des violations des droits de l'Homme dans le cadre de la crise anglophoneet de la lutte antiterroriste.

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