Le 8 septembre 2025, la mort de Divine Kumasamba a choqué de nombreux congolais. Divine souffrait de violentes douleurs abdominales et a été conduite dans un hôpital privé. Faute d’argent, elle n'a pas été prise en charge comme l'aurait souhaité sa famille. Transportée dans un autre hôpital privé, elle a été confrontée à la même situation. Pas d’argent, pas de traitement lui aurait répondu le personnel de santé. Divine décédera peu après.
L’affaire a provoqué un véritable séisme dans le pays. Mais ce n’est pas la première fois que ce genre de drame, se produit en RDC encore moins dans de nombreux pays du continent. La mort de Divine Kumasamba, met en lumière une réalité alarmante : l’accès aux soins de santé en Afrique.
De quoi souffre les systèmes de santé en Afrique ? Pourquoi les populations éprouvent-elles autant de difficultés pour se faire soigner ?
L’arbre à palabre de ce jour est donc consacré à l’accès aux soins de santé en Afrique. Et pour en parler nos invités sont :
-Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo.
-Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine des droits l’homme (Asadho).
-Jacques Issongo, Médecin Physique et de Réadaptation et Activiste Défenseur des Droits Humains en RDC.
Selon l'OMS, en moyenne, les Etats africains consacrent un peu plus de 7 % de leur budget national à la santé, très loin de la cible de 15 % qu’ils s’étaient fixée en 2001 dans la déclaration d’Abuja formulée par l’Union africaine (UA). Seuls l’Afrique du Sud et le Cap-Vert ont atteint cet objectif. L'OMS estime également que plus de 50 % des Africains n’ont toujours pas accès aux services de santé essentiels.