Wulff a-t-il mérité une cérémonie d′adieu ? | Vu d′Allemagne | DW | 07.03.2012
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Vu d'Allemagne

Wulff a-t-il mérité une cérémonie d'adieu ?

L’ancien président Christian Wulff, contraint de démissionner le mois dernier, insiste pour avoir le droit jeudi soir à la cérémonie militaire d’honneur qui clôture traditionnellement le mandat d’un président allemand.

L'ancien président Christian Wulff

L'ancien président Christian Wulff

Soupçonné d'avoir profité de son poste pour obtenir des avantages financiers à l'époque où il était Ministre-président de l'Etat régional de Basse-Saxe, Christian Wulff n'a pas quitté ses fonctions de président dans les conditions les plus glorieuses. Devrait-il renoncer à sa cérémonie d'adieu, le traditionnel « Zapfenstreich » ? Les avis sont partagés.

Großer Zapfenstreich

Le « Zapfenstreich » est un rituel militaire accompagné de flambeaux et de musique

De la part de quelqu'un qui aimerait qu'on le laisse tranquille et qu'on oublie ses erreurs passées, un comportement aussi entêté n'est pas très malin, écrit le Financial Times Deutschland. Après tout il ne s'agit pas d'un banal départ à la retraite, la démission de l'ancien président est la conséquence de ses actions, qui ont mené à une enquête judiciaire.

La Süddeutsche Zeitung fait part de son indignation face à toutes les discussions sur la rente à vie accordée à Christian Wulff, son chauffeur, son bureau et maintenant sa cérémonie d'adieu. Pour le journal, il ne pouvait pas rester président car il faut pour ce poste une personne au dessus de tout soupçon. Mais il a tout de même le droit d'être traité avec dignité et respect. Ceux qui veulent lui refuser sa cérémonie d'adieu ou qui annoncent qu'ils n'y participeront pas tentent d'abaisser un homme qui est déjà à terre.

Pour Die Welt, le débat reste ouvert. Le journal publie deux éditoriaux : l'un pour la cérémonie officielle, l'autre contre. D'un côté, le cérémonial fait partie de la fonction du président et on ne sait pas encore s'il sera jugé, encore moins s'il sera condamné. De l'autre côté, il faut apprendre à renoncer à certaines choses, c'est une question d'honneur. Mais l'honneur devient une denrée rare à notre époque.

Pour Obama, il n'y a pas d'urgence à décider de frappes contre l'Iran

Pour Obama, il n'y a pas d'urgence à décider de frappes contre l'Iran

La Frankfurter Allgemeine Zeitung revient sur la rencontre entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et leurs discussions sur le dossier iranien. Obama a fait comprendre entre les lignes que Washington ne tolèrerait pas l'existence d'une bombe atomique iranienne. Il pouvait difficilement faire autrement, s'il ne voulait pas que son pays perde sa crédibilité en tant que protecteur d'Israël et de nombreux autres Etats à travers le monde. Mais sa position a certainement aussi pour objectif de dissuader Israël de toute attaque préventive sur l'Iran pour défendre sa propre existence. Obama a insisté sur le fait qu'il donnait encore une chance à la diplomatie, mais il a aussi souligné qu'il y avait pour l'Iran une limite à ne pas dépasser.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Cécile Leclerc

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